Festival International du Film d'Amiens 2016
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Les films d’une compétition sont tous hors compétition. Chacun clame ou murmure sa singularité, cultive sa différence, affirme son désir de cinéma. Les réalisateurs qui s’avancent ici ne sont pas des bêtes à concours, des curiosités que l’on exposerait au fil des festivals, des marchandises que l’on colporterait à travers le tout petit monde du cinéma. Sous les pavés de l’industrie, il y a le sable de la création : il file entre les doigts, il crisse sous les dents, il emporte et soulève le cœur, il raconte le temps que l’on ne sait plus perdre, et qui est la plus nécessaire des œuvres.

Chaque film, qu’il soit court, qu’il soit long, utilise les seuls moyens du cinéma pour lutter contre le ravissement morose des écrans multiples, contre l’académisme auteuriste, contre le conformisme esthétique qui sabote nos enthousiasmes transgressifs. Les « moyens » du cinéma, c’est-à-dire des paysages et des territoires, des hommes et des femmes qui les habitent, des formes qui les subliment, des histoires qu’ils (se) racontent. Les réalisateurs qui s’avancent ici viennent des antipodes et de près de chez vous. Ils viennent témoigner que la vie a le dos et les idées larges. Leurs films nous regardent droit dans les yeux, et vous ne serez plus tout à fait les mêmes après qu’ils vous auront regardés.

Le FIFAM affirme à sa manière cette liberté cinéphile et populaire, en ouvrant sa compétition à tous les vents, tous les genres, toutes les tendances. Premiers films et réalisateurs confirmés, anti-biopic funèbre et polar africain, romance après le printemps arabe et film d’aventures au Mozambique, émois amoureux dans un parc, crime pédophile à la frontière et cœurs de migrants qui se raniment. Ce qui rassemble ces sept films ? Une manière subjective de voir le monde et de s’y projeter. Au milieu de tout ça : l’amour comme seule issue.

Fabien Gaffez

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