Festival International du Film d'Amiens 2016
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Pour cette vingt-sixième compétition nous avons retenu onze longs métrages : pour dire le monde d’aujourd’hui et tenter de révéler de nouvelles écritures. Parmi les questions posées dans cette sélection, celle de la place et de la responsabilité de l’individu face à un destin hérité, voire imposé, par l’histoire de son groupe (famille, clan, religion...). Le jeune Atim part à N’Djamena pour retrouver l’assassin de son père et venger cette mort dans Daratt de Mahamat-Saleh Haroun (Tchad), Walli, orpheline âgée de seize ans a pour mission de changer le système féodal accablant son village de pêcheurs dans Dheevari de Salinda Perera (Sri Lanka). Dayindi, jeune guerrier aborigène convoitant la femme de son frère se voit rappelé à l’ordre, car il menace la cohésion du clan dans 10 canoës, 150 lances et 3 épouses de Rolf de Heer (Australie). Goyo et Chino, les deux nageurs de Agua de Veronica Chen (Argentine) sacrifient tout à leur ambition. Leur désir d’atteindre le statut de champion causera leur perte. Amy vend les billets d’un loto clandestin et rêve de trouver les numéros gagnants pour prouver qu’elle est quelqu’un à Manille dans Kubrador (l’encaisseur) de Jeffrey Jeturian (Philippines).

Dans les autres films, les individus semblent ballottés par l’existence et tout aussi manipulés. Ils sont souvent les laisséspour- compte de la mondialisation : migrants en exil d’Afrique dans les Oiseaux du ciel de Éliane de Latour (France) ; chercheur d’or solitaire dans une mine artisanale du Burkina, dans Rêves de poussière de Laurent Salgues (Burkina Faso) ; sans abri et hors du système tel Juan Perez dans Un mundo maravilloso de Luis Estrada (Mexique) ; amis jetés, après l’attentat du 11 septembre, dans deux camps opposés dans Infinite Justice de Jamil Dehlavi (Royaume-Uni / Pakistan) ; jeunes fuyant Medellin, dans un road-movie défoncé au rock, à l’alcool et aux drogues à bas prix dans Apocalipsur de Javier Mejia. L’Ultime hommage de King Ampaw, premier long-métrage de fiction cinéma tourné depuis des années au Ghana, est une comédie. Peut-être parce que c’est le seul remède au métier exercé par le protagoniste principal : croque-mort.

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