Festival International du Film d'Amiens 2016
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Karel Reisz, le déraciné

par Fabien Gaffez

Le nom de Karel Reisz n’est pas sur le bout de toutes les langues. Il n’est pas connu du grand public (même si certains films comme Samedi soir et dimanche matin, les Guerriers de l’enfer ou la Maîtresse du lieutenant français ont rencontré un vif succès en salles), il ne l’est pas de tous les cinéphiles. Deux raisons principales à cette relative occultation  : la discrétion du réalisateur d’abord (morale peu partagée en notre société du spectacle) et la parcimonie déroutante de son œuvre. L’estampille « Free Cinema » ensuite, dont il s’est progressivement détaché, mais que les histoires du cinéma ont vite fait de ressasser.
Après sa disparition en 2002, le nom de Karel Reisz a retrouvé le chemin de nos lèvres, sésame d’une œuvre élégante, dont la trajectoire précise et la logique interne forcent l’admiration. Par bien des aspects, les films de Reisz partagent leur histoire avec celle du Festival d’Amiens. Outre, pour quelques uns d’entre nous, la rencontre déterminante de certains de ses films, l’engagement social de Reisz, son étude du monde ouvrier, ses portraits d’hommes et de femmes révoltés ou son attention aux marges de la société, croisent nos thèmes de toujours et apportent quelques réponses aux questions qui nous saisissent.

Filmographie de Karel Reisz

Réalisateur

- Courts-métrages

Momma Don’t Allow (1956)
We Are the Lambeth Boys (1958)

- Longs-métrages

Samedi soir et dimanche matin (Saturday Night and Sunday Morning, 1960)
La Force des ténèbres (Night Must Fall, 1964)
Morgan (Morgan, A Suitable Case for Treatment, 1966)
Isadora (Isadora/The Loves of Isadora, 1968)
Le Flambeur (The Gambler, 1974)
Les Guerriers de l’enfer (Who’ll Stop the Rain, 1978)
La Maîtresse du lieutenant français (The French Lieutenant’s Woman, 1981)
Sweet Dreams (1986)
Chacun sa chance (Everybody wins, 1990)
The Deep Blue Sea (1994, TV)

Producteur

La Force des ténèbres (1964), de Karel Reisz
Le Prix d’un homme (This Sporting Life, 1963), de Lindsay Anderson

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Karel Reisz