Festival International du Film d'Amiens 2016
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Les neuf films de la compétition internationale posent une seule et même question : comment garder intacts les liens qui unissent les gens — dans un monde en crise, dans une histoire qui s’effrite, dans une vie qui s’épuise à être un songe. Il s’agit d’affronter le réel, qui a parfois la dent dure, et de l’affronter avec les armes de la fiction. Il faut la défier en enfilant le costume des histoires que l’on se raconte, comme l’acteur de Super Nada ou comme le père d’ Offline qui s’échine à devenir un autre pour retrouver sa fille perdue. Se raconter des histoires, ou rouvrir les tiroirs de l’Histoire et de sa triste mémoire, comme celle de la France coloniale ( Công binh, la longue nuit indochinoise ). Les frontières de la fiction et du documentaire en deviennent poreuses quand il s’agit de reconstituer son roman familial ( C’était un géant aux yeux bruns ) ou de se frayer un chemin parmi les ombres et les murmures du monde ( Entre ombras y susurros ). Si l’on compte quatre réalisatrices dans cette compétition, les films eux-mêmes sont autant de portraits de femmes qui cartographient le monde des hommes : la jeune émigrée qui tâche de garder la tête haute face à l’adversité ( Eat Sleep Die ), la prostituée qui tente de reconquérir son corps et sa liberté ( Chaika ) ; ces prisonnières qui, dans un camp de « redressement », nous donne à voir la digne beauté de l’être humain ( A Virgem Margarida ) ; cette mère magnifique qui se demande si sa maternité meurt en même temps que ses deux fils ( Yema ). Comment garder intacts les liens qui unissent les gens ? En faisant des films et en les montrant. Et en les aimant, surtout.

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