Festival International du Film d'Amiens 2016
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La naissance d’un État à travers notamment la mythologie du western.

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Bien des films se sont tournés en Oklahoma, qui fut le décor naturel de nombreux westerns du cinéma des premiers temps, dont nous présentons ici l’un des fleurons, un film de 1903 qui aura une grande descendance : The Great Train Robbery et dont vingt ans plus tard le Fils de la prairie sera l’une des œuvres testamentaires. Mais avant cette ruée sur le cinématographe, il y eut les ruées vers l’Ouest, notamment avec ces « courses à la terre », ces « land rushes » qui, dans la mythologie américaine, firent éclore un État du jour au lendemain, l’Oklahoma. Même notre Lucky Luke national s’est pris au jeu dans l’album Ruée sur l’Oklahoma. C’est ainsi que le western est devenu la forme par excellence du cinéma américain, l’un des socles de son historiographie en direct, au mépris des « Natifs », Amérindiens qu’on avait parqués sur ces territoires avant qu’il porte le nom d’Oklahoma. Plusieurs films vont nourrir cette légende dorée, sous la forme épique d’une conquête de soi-même et d’une vie nouvelle, où la sueur du front vaut de l’or : les deux Cimarron, adaptés du livre culte d’Edna Ferber ou, plus près de nous, Horizons lointains de Ron Howard (natif de Duncan, Oklahoma). Mais Tulsa, c’est aussi la grande ville du pétrole, l’endroit où l’on vient chercher l’or noir, ce qui donna naissance à un sous-genre du western : la Fièvre du pétrole, l’Or noir d’Oklahoma ou l’inévitable Tulsa de Stuart Heisler. Enfin, plusieurs westerns affichent le mot Oklahoma dans leur titre original, comme le signe immédiat d’un genre immédiatement identifiable.

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Oklahoma, terre promise