Festival International du Film d'Amiens 2016
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ÉDITORIAL

Plus que jamais, le Festival international du film d’Amiens affirme son identité – claire, nette, précise, et qui en fait l’une des places fortes de la cinéphilie mondiale. La grande force de ce festival généraliste (une espèce en voie de disparition) est de ne pas se soumettre à l’étiquetage administratif, aux réductions technocratiques, aux tentations « people ». Si un homme jamais ne se résumera à ses pièces d’identité, il en est de même pour un festival comme celui d’Amiens, dont l’identité (ce concept aussi flou que dangereux) est multiple, quand on sait que le cinéma, tous les cinémas, coulent dans ses veines. C’est ce qui fait sa marque depuis trente-trois ans, cette richesse à la fois populaire et cinéphile, et qui donne tout son sens et son poids au mot international de son nom.

Car Amiens est clairement identifié sur la scène internationale, pour peu que l’on y prête attention : le refus de l’identité unique, conçue comme un petit bout de lorgnette, c’est une valeur irréductible, un principe fondateur, une méthode de travail, qui consistent à multiplier les centres d’intérêt, pour rester fidèle à la grande diversité des cinématographies, des histoires du cinéma, et de ses moyens d’expression. Les grands sillons creusés depuis 1980 sont plus que jamais présents : l’exploration des cinématographies du Sud, le retour vers les figures et les mouvements méconnus de l’histoire du cinéma, la découverte des nouveaux talents et des nouvelles formes, la mise en lumière des métiers du cinéma. En un mot, le Festival d’Amiens, c’est la vigie et l’aide-mémoire des nouvelles tendances du cinéma mondial (qu’elles soient contemporaines, géographiques ou historiques). Le Festival d’Amiens, c’est le génie de l’inactualité et la vertu de l’anticonformisme.

Chaque artiste à qui nous rendons hommage fait rimer l’ailleurs d’où il vient, avec l’ici de notre festival : le Sri-Lankais Asoka Handagama, le Français Denis Lenoir, le Vietnamien Lam Lê, le Britannique Mike Hodges sont autant de faisceaux qui éclairent tous les visages du cinéma. Ils ont tous la conviction chevillée au corps que le cinéma doit, avec ses propres armes, résister à la pensée unique ou à la culture de masse. Cette figure de résistance se retrouve chez Gérard Blain, cinéaste rebelle dont les films exigeants doivent être redécouverts. De même du fantôme de Tom Joad qui traverse la rétrospective-monde « Tulsa Oklahoma Cinéma », mettant par ailleurs en lumière une ville-jumelle de celle d’Amiens. Le documentaire italien de « l’autre néoréalisme » était aussi une manière pour un pays de se reconstruire, après la guerre, à travers le cinéma. Que dire des cinéastes sud-africains, qui résistent aux paradoxes de la société post-apartheid ravivant les réflexes du passé ? Enfin, la rétrospective Mexico SF affirme notre amour des « mauvais genres », de ceux qui ruent dans les brancards du bon goût.

Alors, are you ready ? Que votre fête commence !

- Fabien Gaffez

Directeur artistique du Festival international du film d’Amiens

Le Festival international du film d’Amiens ouvre grand les portes du cinéma. À travers les oeuvres de réalisateurs venus du monde entier, cette 33e édition nous mènera de l’Oklahoma à l’Afrique du Sud, du Royaume-Uni à l’Italie, du Vietnam au Sri Lanka… Elle accueillera aussi tous les formats du film, du court au long métrage, du documentaire à la fiction, du cinéma des premiers temps au cinéma le plus actuel.

C’est dire si, à Amiens, la diversité n’est pas un vain mot. Outre cette très belle programmation, je salue les actions que mène l’équipe pour favoriser la coopération entre professionnels de tous horizons : par le Fonds d’aide au développement du scénario, soutenu par le CNC et actuellement dans sa 18e année, mais aussi par les nombreuses rencontres qui rythmeront cette édition.

Cette vision généreuse du cinéma, c’est aussi celle que fait vivre le CNC avec l’Aide aux cinémas du monde, qu’elle gère conjointement avec l’Institut français, et avec sa politique de coproduction. Grâce à la force du soutien public, la France joue un rôle unique d’accueil et de relais des cinématographies du monde, en Europe et au-delà. Il faut s’en féliciter, car le public français est cinéphile et avide de découvertes. Et le Festival international du film d’Amiens leur en offre à foison – de quoi nourrir toutes les passions du cinéma !

Je remercie donc chaleureusement l’équipe organisatrice du Festival pour leur engagement et leur curiosité avisée, et je souhaite à tous les festivaliers d’excellentes projections.

Frédérique Bredin

Présidente du CNC

Peut-on définir ce qu’est un festival de cinéma ?

À partir d’une certaine notoriété, chacun a l’intuition que telle ou telle manifestation mérite cette appellation « non contrôlée » :
- un rendez-vous régulier (trente-trois années par exemple), dans la même ville : Venise, Berlin, Pusan ou… Amiens ;
- des films, bien sûr, sélectionnés ;
- un public, fidèle si possible, celui-ci se renouvelant tous les quatre ans et demi (sic) selon certains experts ;
- un rayonnement international permet d’ajouter la lettre « i » à l’acronyme (FIFAM en l’occurrence).
- ajoutons-y un caractère festif.

Pour le curieux, des rencontres sur la scène et dans la salle, pourquoi pas ? C’est pour cette raison que le cinéma doit être vu en salle et des actions culturelles pour l’accompagner.

Le FIFAM a prévu des hommages. Un hommage sous-entend une œuvre substantielle et parfois essentielle ; Mike Hodges, Denis Lenoir, Asoka Handagama, Lam Lê devraient permettre quelques découvertes.

Il en est de même avec les rétrospectives consacrées à Gérard Blain ou à Tulsa, dont personne n’ignore qu’elle est jumelée avec Amiens.

De l’Italie à l’Afrique du Sud, de Mexico à tout ce qui touche au Grand Sud d’Amiens, c’est à un voyage à travers ce que le cinéma mondial a créé ou se propose d’écrire que le Festival international d’Amiens nous convie.

Acceptez cette invitation avec plaisir, plaisir que nous partagerons.

Nicole Phoyu-Yedid

Directrice régionale des affaires culturelles de Picardie

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De nouveau, le Festival international du film d’Amiens ouvre par le cinéma les portes du dialogue interculturel auquel l’Université est foncièrement attachée.

L’ambition de l’Université de Picardie Jules Verne est de répondre aux besoins de formation, ainsi que de contribuer à l’épanouissement personnel du plus grand nombre d’étudiants en leur permettant, entre autres, de se plonger dans un bain culturel.

C’est pourquoi l’Université de Picardie Jules Verne s’honore d’être partenaire, depuis l’origine, de cette magnifique aventure.

Merci au Festival international du film d’Amiens de permettre au public, et tout particulièrement aux étudiants, de découvrir des cinématographies peu connues ou peu diffusées, venues du monde entier.

Merci aux organisateurs de cette médiation interculturelle et de cette ouverture sur de nouveaux horizons.

L’Université de Picardie Jules Verne souhaite pleine réussite à la 33e édition du Festival international du film d’Amiens.

Michel Brazier

Président de l’Université de Picardie Jules Verne

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2013