Festival International du Film d'Amiens 2016
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Avant que l’Oklahoma ne devienne l’Oklahoma, ces terres étaient des territoires indiens. Plusieurs peuples amérindiens furent déportés à l’Ouest du Mississipi, parmi lesquels les Cherokees qui demeurent les plus représentés en Oklahoma. Ces déplacements forcés de population, traversant le pays à pied dans des conditions déplorables, firent 4 000 morts et restent aujourd’hui gravés dans les mémoires comme la « Piste des larmes » (Trail of Tears). Le Festival d’Amiens a déjà beaucoup travaillé ces questions du cinéma amérindien. Or, aucun film hollywoodien n’aborde de front cette tragédie de la Piste des larmes, auquel l’Oklahoma a dédié un musée (le musée Cherokee). Seul le dernier western de John Ford, les Cheyennes, en forme de mea culpa esthétique, traite au moins l’idée de la déportation des peuples indiens.

Aujourd’hui, la communauté amérindienne reste nombreuse à Tulsa, sans que les nouvelles générations ne soient aveuglées par un militantisme identitaire. Sterlin Harjo en est l’un des meilleurs exemples, puisqu’il est l’une des relèves les plus convaincantes du jeune cinéma indépendant américain, abordant à travers ses films la question amérindienne selon un angle plus contemporain. Il est par ailleurs un artiste très actif à Tulsa au sein d’un collectif. Il vient de lancer un projet de série télé documentaire intitulée This Land, en référence à la chanson de Woody Guthrie. Une première saison de onze épisodes existe, et son projet est de raconter l’histoire de l’Oklahoma d’aujourd’hui. Nous en proposerons quelques épisodes. Ainsi, on ira à la rencontre du grand photographe Gaylord Herron, de l’héritage de Woody Guthrie, du son des musiciens d’Oklahoma, ou encore des Outsiders de Susan Hinton.

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