Festival International du Film d'Amiens 2016
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18 nov • 14h30 • AD

Parmi tous les genres et les formats qui composent la tapisserie d’EuroLab, on trouve un ensemble de documentaires pas tout à fait comme les autres. Aux frontières de la fiction, ces films d’un nouveau type font avancer à leur manière ce que l’on appelle en certains lieux « l’écriture filmique ». Ils posent en termes nouveaux la question de la mise en scène.

Certains d’entre eux tentent de provoquer le réel, en y instillant un élément fictif, comme un grain de sable dans la machinerie du quotidien : un violoniste virtuose joue dans le métro (7h57 am-pm) ou une (fausse) mariée dit non le jour de son mariage (La Mariée fugitive). Autant d’événements parfois surréalistes qui nous permettent de porter un regard neuf sur ce que nous avons sous les yeux. Selon le syndrome du nez de Cléopâtre, on sait qu’un seul détail peut changer la face du monde : que l’indétrônable patronne d’un minuscule bar japonais soit absente par exemple – et la vie de ses habitués bascule dans un grand moment d’euphorie collective (Six). Un univers tout entier est ainsi contenu dans 10m2. D’autres préfèrent détourner les codes du documentaire, comme ceux du film animalier (Passemerveille), la vie des hommes dans un parc parisien devenant l’objet d’une étude quasi zoologique. Et puis il y a ces archives intimes que l’on exhume, et qui, sans commentaire superflu, ressuscitent pour nous des mondes perdus : les films familiaux d’une innocence bientôt entachée par la guerre du Vietnam (Destination finale) ou tout un quartier de Budapest qui survit par l’image à sa démolition (Lost World).

Autant de perspectives originales qui jettent un certain regard sur le documentaire et sur le monde comme il va.

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Un certain regard sur le documentaire