Festival International du Film d'Amiens 2016
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Dans ce panorama des cinémas du Venezuela et de la Colombie cohabitent plusieurs genres de productions. Du cinéma d’auteur plus traditionnel au cinéma populaire (comédies, aventures) ou au film d’action (thriller à la manière de Tarantino ou thriller social). Deux documentaires colombiens montrent également la vitalité du genre. Malgré les fortes différences de modes de financement du cinéma entre Venezuela et Colombie, il y a dans chaque pays une implication de l’État (plus développée au Venezuela évidemment) et un fort intérêt pour les co-productions avec d’autres pays de langue espagnole en particulier. Le tropisme vers l’Amérique du Nord si cher à la Colombie ne semble plus être aussi marqué au fur et à mesure que se développe la production nationale.
Il sera intéressant de noter la différence des approches de la question de la violence dans l’un et l’autre pays. Ainsi, Perro come perro sépare le patron (il vit replié dans son bunker du centre-ville) et ses sbires des quartiers pauvres. La géographie de la violence en Colombie se confond avec celle de la cité. Dans El enemigo, Luís Alberto Lamata mélange, en une rencontre pas si fortuite dans le service des urgences d’un hôpital, un procureur de la République et une mère célibataire, repasseuse de son état. Tous deux sont victimes de la violence qui a frappé leurs enfants et s’interrogent.
Deux films marquant et des démarches presque opposées dans le langage et la structure du film. Et pourtant, l’un et l’autre partent d’un même constat. C’est du côté du documentaire que se situe peut-être la solution. Et en particulier dans El corazón et sa radiographie de la société colombienne.
L’espoir et l’illusion se trouvent peut-être du côté de l’Instituteur et l’âne bibliothèque. Cet âne bibliothèque qui n’a rien à voir avec celui des contes « sardoniques  » de la Comtesse de Ségur, mais qui prend le temps de montrer ce que l’on cache d’habitude.

J.-P.G.

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Vénézuéla et Colombie