Festival International du Film d'Amiens 2016
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2011

Voici encore un Festival dont la programmation semblera éclectique, une édition dont la sélection pourra paraître boulimique. Qu’y a-t-il de commun entre un hommage à Joe Dante et à Philippe Mory, entre une rétrospective de près de quarante titres filmés par les directeurs de la photo mexicains et les oeuvres portées par le musique composée par Bernard Herrmann. Entre une rétrospective des films d’animation estoniens des Studios Nukufilm et celles de l’histoire du cinéma du Gabon ou des films ayant marqué Joe Dante en sa jeunesse, entre les hommages à l’iranien Mohamad Rasoulof et le français Djamel Bensalah.

Rien si ce n’est…
L’amour du cinéma, la passion qu’il nous sied de partager avec le public. Car le Festival d’Amiens aime à sentir ce frémissement qui s’empare des uns et des autres quand ils découvrent avec bonheur qu’ils apprécient au plus haut point, tel film dont ils n’avaient jamais entendu parler, tel univers dont ils ignoraient l’existence. Surprendre le public est, avouons le, notre péché mignon. Surprendre et donner à voir ou entendre, passer le relais de nos passions avouables, de nos plaisirs assumés.
Le désir de rappeler des pans de l’histoire du cinéma, de faire naître ces étincelles de bonheurs cinéphiles qui réveillent l’appétit et permettent de lancer des mouvements de sauvegarde des films que l’on croyait disparus à jamais ; de pousser vers des éditions numériques des films jugés marginaux, des moments clefs du 7ème art.
Un Festival du film qui n’est que la face visible d’un iceberg, à coté des films montrés combien d’œuvres non accessibles encore. Combien de films oubliés qu’il nous faudra attendre encore.

Un exemple et un seul, en 1983, nous avions réalisé une surprenante rétrospective sur « le cinéma et l’apartheid ». Parmi les films recherchés, le très rare « Die Voortrekkers », un film de sud-africain de1916 (muet évidemment) qui, à la manière d’un western de la frontière, faisait l’apologie de l’esprit des colons Boers partis à la conquête de terres « vierges », c’est-à-dire de terres africaines. Ce film disait beaucoup sur les mentalités et pratiques des « afrikaners », ceux qui portaient l’apartheid. Il nous fallut attendre 1996 et l’élection de Nelson Mandela pour pouvoir enfin obtenir ce film.
Un Festival doit être tenace et convaincu de ses choix car partager des images, c’est aussi être à même de les mettre en perspective, de les situer dans le contexte de leur création.
Être partisan d’un refus du nivellement par le bas, telle fut depuis toujours la vocation du Festival du film d’Amiens : mettre à la disposition de tous, tous les cinémas, sans exceptions. Et avec détermination !

Transmettre les cinémas du monde au plus grand nombre fut un engagement de plus de trente ans.
Pour le festival d’Amiens comme pour moi-même. En passant le relais à une équipe tout aussi déterminée et passionnée, je songe avec sérénité aux trente prochaines éditions.

Bon festival !

Jean-Pierre Garcia

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Le Festival d’Amiens s’affirme chaque année davantage comme un carrefour irremplaçable de rencontres cinématographiques mêlant, avec toujours autant de bonheur, les territoires, les identités culturelles et les générations de cinéastes et de créateurs.

À la croisée de ces nombreux chemins se trouvent bien sûr les cinémas du monde, que le Festival d’Amiens a su mettre en valeur avec une admirable constance. Les résultats sont là, incontestablement. En témoignent notamment le succès des journées du Fonds d’aide au développement du scénario, dont le CNC est partenaire et qui fêteront cette année leur 16ème édition ; la grande qualité des projets présentés au stade de la finition dans le cadre de Cinéma en mouvement ; ou encore la richesse des hommages qui seront rendus cette année aux artistes du Sud. Je citerai les rétrospectives consacrées aux plus talentueux chefs opérateurs mexicains et aux cinéastes gabonais, le coup de chapeau donné au cinéma iranien, notamment au réalisateur Mohammad Rasoulof qui nous honorera de sa présence et, à travers lui, tous les artistes iraniens qui, comme Jafar Panahi, font de leur vie un combat pour l’art et la liberté. Le CNC soutient depuis de longue date ces auteurs qui ont parfois beaucoup de mal à faire des films pour des raisons économiques ou politiques. L’aide aux cinémas du monde, qui sera mise en œuvre par le CNC à partir de janvier 2012 avec une enveloppe budgétaire renforcée s’inscrit dans la même volonté et la même tradition d’universalité : ouvrir notre pays à toutes les expressions cinématographiques, encourager tous les talents et tous les élans de liberté.

Attaché, comme vous le savez, au rôle joué par la musique dans le cinéma, je mentionnerai aussi le programme consacré au très grand compositeur américain Bernard Herrmann - que le public connaît pour avoir été le compositeur fétiche d’Alfred Hitchcock - mais qui a su également accompagner et transcender les œuvres d’autres réalisateurs de génie, comme Orson Welles, Joseph Mankiewicz ou encore Martin Scorsese. Bravo pour cette initiative qui rend hommage à la musique comme composante essentielle des œuvres et qui rejoint une des priorités du CNC avec la mission qu’il a confiée à Marc-Olivier Dupin.

Impatient comme vous tous de découvrir ou redécouvrir toutes ces merveilles du 7ème art, je tiens à féliciter le plus chaleureusement du monde toute l’équipe organisatrice du Festival et en particulier Jean-Pierre Garcia, son directeur, qui s’est investi toutes ces longues années, avec passion et une fidélité sans faille pour valoriser les cinémas du monde.

Eric Garandeau

Président du CNC

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Pour sa 31ème édition, le festival d’Amiens nous propose à nouveau un tour du monde en moins d’une dizaine de jours. Point de Passepartout, mais quelques clés destinées à combattre les divers enfermements qu’ils soient culturels ou physiques  : quel meilleur témoignage cinématographique que celui de Mohammad Rasoulof, primé à Cannes pour son film « Au revoir » et invité à Amiens ?

C’est du côté de Hollywood que Jean-Pierre Garcia nous convie avec un hommage au compositeur Bernard Herrmann et une carte blanche au réalisateur Joe Dante.
Rappelons à toutes fins utiles que ses célèbres créatures (celles de Joe Dante, naturellement) ne supportent pas la lumière ; c’est pourtant de celles-ci qu’il sera question dans un coup de projecteur sur les chefs-opérateurs du Mexique.

Détour par la Baltique ensuite, non pour Sven Nykvist, mais pour une visite des studios Nukufilm de Tallinn consacrés à l’animation.

Enfin passage obligé par l’Afrique, avec un panorama rare sur le cinéma gabonais.

Cette édition devrait être l’occasion d’un passage de relais entre l’actuel directeur et co-fondateur du Festival et son successeur… Mais nous reverrons sûrement Jean-Pierre Garcia dans les coulisses du festival entre deux errances sous les ciels méditerranéens ou « pacifiques ».
Qu’il nous soit permis de lui rendre ici hommage pour avoir fait d’Amiens, en novembre, mois de la fin des cycles et des commémorations, un carrefour des mondes.

Marie-Christiane de la Conté

Directrice régionale des Affaires culturelles de Picardie

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De nouveau et pour notre plus grand plaisir, le Festival international du film d’Amiens ouvre par le cinéma les portes du dialogue interculturel auquel l’Université de Picardie Jules Verne est foncièrement attachée.

L’ambition de l’UPJV, qui a ajouté à son nom initial, choisi par ses créateurs en 1969, celui de sa région, la Picardie, ainsi que le patronyme Jules Verne, écrivain qui représente si bien par ses multiples talents et compétences la pluridisciplinarité, a pour ambition de répondre tant aux besoins de formation que de contribuer à l’épanouissement personnel et professionnel du plus grand nombre de picards. L’ouverture culturelle relève ainsi de cette ambition.

C’est pourquoi l’UPJV s’honore d’être partenaire, depuis l’origine, de cette magnifique aventure et se souvient toujours avec émotion que les premiers festivals furent initiés par des étudiants.

Merci au Festival international du film d’Amiens de permettre au public, et tout particulièrement aux étudiants, de découvrir des cinématographies peu connues ou peu diffusées, venues du monde entier.

Merci aux organisateurs de cette médiation interculturelle et de cette ouverture sur de nouveaux horizons qu’est le Festival international du film d’Amiens.

L’Université de Picardie Jules Verne, partenaire de sa démarche, souhaite pleine réussite à sa 31ème édition.

Georges Fauré

Président de l’Université de Picardie Jules Verne

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