CITIZEN KANE 
États-Unis – 1941
À la mort du milliardaire grand magnat de la presse, Charles Foster Kane, un reporter enquête sur sa vie. Les contacts qu’il prend avec ses proches lui font découvrir un personnage gigantesque, mégalomane, égoïste et solitaire.
Citizen Kane, fût-ce de manière symbolique, signe l’entrée du cinéma américain dans son ère moderne. Jeune prodige venu du théâtre et de la radio, Orson Welles est tel un enfant roi, jouant avec le cinéma comme un enfant avec un train électrique. Il s’entoure des meilleurs techniciens pour obtenir l’image et le son si particuliers de ce film fou.
Le point de vue de Vincent Haegele
(musicien et spécialiste de Bernard Herrmann) :
« Bernard Herrmann fait la connaissance d’Orson Welles
dans les studios de CBS : bien que de caractère opposé,
les deux hommes sympathisent et mènent à bien plusieurs
projets radiophoniques, dont la célèbre Guerre des mondes,
d’après H. G. Wells, qui crée une véritable panique dans
tous les États-Unis. Avec Citizen Kane, Welles se lance dans
l’aventure cinématographique et demande à Herrmann de
casser les codes de la musique de film : c’est une partition
tour à tour angoissée, lyrique, déstructurée que livre
le jeune compositeur, qui s’attache à coller au plus près de
la partition, et ce dès la première scène. Herrmann signe
là son premier succès et une véritable révolution sonore. »
R/D : ORSON WELLES • Sc : Herman J. Mankiewicz, Orson Welles • Ph/C : Gregg Toland • M/Ed : Robert Wise • S : Bailey Fesler, James G. Stewart • Mus : Bernard Herrmann • Déc/AD : Van Nest Polglase • P : Orson Welles • 119’ • 35 mm • F • N&B/B&W • Int/Cast : Joseph Cotten, Dorothy Comingore, Agnes Moorehead, Ruth Warrick, Ray Collins, Erskine Sanford, Everett Sloane, William Alland, Paul Stewart, George Coulouris, Harry Shannon, Sony Bupp, Fortunio Bonanova, Buddy Swan, Orson Welles
jeu. 17 – 18h00 – AD..................................... BH