Festival International du Film d'Amiens 2016
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Fonds d’aide au développement du scénario - FAQ

QUELQUES NOTIONS DE BASE …

Le synopsis

Le synopsis doit donner, quand il est développé, une idée en résumé de l’histoire. Par la manière dont il est écrit il donne déjà les directions importantes du film et surligne ses objectifs et enjeux essentiels : il donne des indications sur le ton du film et ses grandes orientations. Dans le synopsis, il convient de surligner les enjeux et objectifs essentiels du film.
Dans le synopsis, on n’explique pas, on résume en dégageant l’essentiel.

ATTENTION ! Le synopsis ne mentionne pas par exemple les "trucs", les astuces et les éléments dramaturgiques qui font progresser une histoire, et que connaissent tout scénariste chevronné. Cela, on le trouve dans le traitement...
À noter également : le synopsis est complété par la note d’intention du réalisateur qui donne la "couleur" de son film et permet d’apprécier dans quel registre et style de cinéma nous allons nous trouver ...

Le traitement

Un traitement c’est un peu le squelette du scénario. Il intègre déjà le séquencier qui va organiser les différentes scènes du scénario.
Il donne une idée précise de l’organisation de la dramaturgie et de la manière dont le scénario va se développer. Il donne déjà une idée précise de la psychologie des personnages, qui sont déjà "installés" à ce stade. On doit déjà les sentir, les voir...

La note d’intention

C’est la note d’intention qui doit donner les indications sur le style du film, la mise en scène, et d’une manière générale tout ce qui concerne la réalisation et la fabrication.
C’est aussi dans ce document que le réalisateur doit donner les informations qui nous permettent de comprendre ses motivations à faire ce film plutôt qu’un autre.
Par la note d’intention, le réalisateur donne la "couleur" de son film et permet d’apprécier dans quel registre de cinéma il entend travailler.

Récapitulatif

Dans le synopsis, on n’explique pas, on résume en dégageant l’essentiel.
Dans le traitement, on donne une idée de la construction et des articulations de l’ensemble pour bien sentir la dramaturgie.
Dans la note d’intention, on explique.
Ce récapitulatif est destiné à montrer que ces trois documents sont complètement indissociables. On peut y voir le film qui se prépare... ou non !

Quelques conseils pratiques, quelques remarques…

Il nous arrive pour les projets déposés au Fond d’Aide au Développement du Scénario du festival d’Amiens de demander un traitement détaillé (réalisé à posteriori) quand l’auteur a travaillé directement sur le scénario, sans passer au préalable par l’étape du traitement.

C’est le cas des auteurs, par exemple, qui "ont jetés" directement leurs idées dans un scénario, en racontant une histoire, en dignes héritiers de la tradition orale. Ils ont retouché petit à petit leur histoire et leurs dialogues, jusqu’à obtenir le scénario final.

L’écriture d’un séquencier résumant chaque séquence en 2 lignes (sans y inclure les dialogues) est une solution pratique. Elle évite d’avoir à écrire une sorte de super résumé du scénario (exercice laborieux et souvent réducteur). Il suffira d’ajouter 1 ou 2 scènes déjà dialoguées pour donner la "couleur" et le ton.

Certains candidats se contentent de choisir quelques séquences de leur scénario et de les envoyer tel quel, avec un synopsis plus détaillé... Tout est affaire d’appréciation personnelle.

Votre dossier a été pré-sélectionné. Vous êtes à Amiens et présentez votre projet au Jury International : le pitch

Pendant le “pitch” d’un candidat, le Jury va essayer de "sentir" à différents niveaux ses intentions par rapport à ce qu’on a lu. C’est bien pour ça que, parfois, ce n’est pas parce que les questions ne fusent pas que le projet est mauvais ou n’inspire pas. C’est tout simplement que le dossier a été très bien fait, qu’il est complet et que tout est clair. Quelques questions au réalisateur (et c’est bien pour ça que c’est important que ce soit lui qui soit là) suffiront donc à parfaire l’idée qu’on s’est déjà faite à la lecture. Parfois c’est raccord, parfois non ! Une audition peut être décevante alors que la lecture du projet fut épatante. Et réciproquement...

Lors de la présélection, il arrive qu’une histoire nous intéresse, alors que les documents présentés ne sont pas aussi convaincants qu’ils le devraient. Quand on le peut, et qu’on a le choix, c’est le potentiel de l’histoire et de sa capacité à séduire un public qui nous intéresse en premier. Il peut donc nous arriver de faire des paris sur des dossiers imparfaits, car l’histoire nous plaît.
C’est là que l’oral devient déterminant. Si le réalisateur n’est pas convaincant et convaincu lui-même de son projet, le jury ne le laissera jamais passer...
Mais nous avons eu quelques bonnes surprises, cela mérite d’être souligné.
Le plus brillant des dossiers comme le plus brillant des orateurs n’emportent pas toujours l’adhésion du Jury.
La part humaine et la subjectivité de chacun rentrent en jeu.
Mais quand l’alchimie se fait entre un candidat et un jury, la magie s’installe... Et ça dépasse tous les dossiers du monde !

Soyons pragmatiques, d’une manière générale, un bon dossier reste quand même primordial et la meilleure des cartes à jouer.

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