Festival International du Film d'Amiens 2016
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HARA-KIRI

(Seppuku)
Japon • 1962

Un ronin se présente à un seigneur pour se suicider avec honneur. Mais il a avant cela beaucoup de choses à dire...

Kobayashi avait déjà fait la lumière sur la Condition de l’homme (1959-1961) dans une trilogie radicale antimilitariste. Reprenant l’intense Tatsuya Nakadai et son regard fou, il poursuit ici sa critique du pouvoir, de la lâcheté des élites, de l’asservissement. Suffisamment différent du chanbara (film de sabres) classique pour être présenté et récompensé à Cannes, Hara-kiri se sert du cinéma de genre pour dresser un réquisitoire tragique contre toute forme d’oppression, mettant à nu le pourrissement caché par les oripeaux dont se parent les tyrans, déboulonnant les faux repères du respect des traditions. Se plaçant du côté de ceux qui souffrent à cause des ambitions de la classe dirigeante, Kobayashi met en parallèle les samouraïs errants plongés dans la pauvreté et les enfants d’un pays ravagé par la folie guerrière, le Japon de son temps : après tout, le ronin accusateur d’Hara-kiri est originaire de... Hiroshima. Dans un noir et blanc splendide, la mise en scène spectaculaire de Kobayashi fait voler le masque hypocrite du seppuku, symbole du culte de l’honneur, horreur ritualisée. Et pourfend les sociétés totalitaires, qu’elles soient du XVIIe ou du XXe siècle.

R/D : Masaki Kobayashi • Sc : Shinobu Hashimoto, d’après un roman de/from a novel by Yasuhiko Takigushi • Ph/C : Yoshio Miyajima • M/Ed : Hisashi Sagara • S : Hideo Nishizaki • Mus : Tôru Takemitsu • Déc/AD : Junpei Oosumi, Shigemasa Toda • P : Tatsuo Hosoya • 133’ • 35mm • F • N&B/B&W • Int/Cast : Tatsuya Nakadai, Akira Ishihama

15 nov • 21h00 • Cinéma Orson Welles, MCA

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