Festival International du Film d'Amiens 2016
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L’AMOUR C’EST GAI, L’AMOUR C’EST TRISTE

FRANCE 1971

Au fond d’une impasse du Faubourg Saint-Antoine, Léon partage deux pièces avec sa sœur Marie. Dans l’une, il reçoit ses clients : il est tailleur. Dans l’autre, Marie reçoit les siens : elle est voyante extralucide.

Jean-Daniel Pollet est un cinéaste encore trop méconnu du grand public. Contemporain de la Nouvelle Vague, mais sans y appartenir réellement, il a signé une œuvre à la poésie tranquille et à l’inquiétude habitée. Tout son cinéma se trouve dans ce titre aussi beau qu’une chanson de Souchon : l’amour c’est gai quand il est triste, et c’est triste quand il est gai. Qui a un peu vécu comprendra. Ce film fait partie de la veine douce-amère de ses fictions. On y retrouve son acteur fétiche et keatonien, Claude Melki, une Chantal Goya pas encore gaga, et la plus belle d’entre toutes : Bernadette Lafont. L’esprit franc-tireur de Pollet se devait de trouver en Jean-Pierre Marielle, ici maquereau rigolo à la Carco, la fantaisie qu’il lui fallait. C’est l’un des premiers grands rôles au cinéma de Marielle, et l’un des rares sans moustache ni barbe. Mais déjà, il fait montre d’un grand art du burlesque : on oublie trop souvent combien sa gestuelle a autant de téméraire élégance que son verbe truculent. Pollet signe et contresigne la manière Marielle : la grandiloquence distinguée.

In a street of the FaubourgSaint-Antoine, Leon shares a tworoom appartment with his sister Marie. In one room, he sees his customers : he’s a tailor. In the other, Marie sees hers : she’s a fortune teller.

R/D : JEAN-DANIEL POLLET • Sc : Rémo Forlani, Jean-Daniel Pollet • Ph/C : Jean-Jacques Rochut • M/Ed : Néna Baratier • S : René Levert, Robert Cambourakis, Antoine Bonfanti • Mus : Jean-Jacques Rochut • Déc/AD : Jenny Pollet • P : Anatole Dauman • 1h35 • 35mm • F • Coul/Col • Int/Cast : Claude Melki, Bernadette Lafont, Jean-Pierre Marielle

20 nov - 18h00 - Cinéma Orson Welles (MCA)

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