Festival International du Film d'Amiens 2016
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LA RUÉE VERS L’OUEST

(États-Unis, 1960, 147’)

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En 1889, Yancey, surnommé Cimarron, et sa jeune épouse, Sabra, participent à la ruée vers l’Oklahoma.

Au terme de celle-ci, ils se lancent dans le journalisme. Le nouvel an. Aux douze coups de minuit, des ballons colorés séparent deux époux, chacun relégué de son côté du Panavision. De telles fêlures abondent dans cette généreuse Ruée vers l’Ouest qui questionne de nombreux fondements de l’Amérique : journalisme, politique, philosophie, économie, racisme, éducation, sexisme… Il y a même deux ruées vers l’Oklahoma (1882, 1893), spectaculaires et photographiées par un Robert Surtees bien rodé (Ben-Hur, 1959). Si l’on reste fermement accroché au chariot, tant le matériau et les talents en présence sont passionnants, le film souffre néanmoins de ses ellipses et de sa production contrariée. Il faut dire qu’Anthony Mann, pour son dernier western, a été débarqué en cours de route, curieusement remplacé par Charles Walters. Lui doit-on la longue scène de retrouvailles digne des rutilantes comédies musicales d’Arthur Freed ? Véritable héroïne du film achevé, l’Autrichienne Maria Schell, par la force de son jeu, évince littéralement le froid Glenn Ford, parangon de vertu et d’altruisme (il défend pauvres, Indiens, juifs et jeunes égarés), qui garde ses distances au point de ne frôler les mourants qu’après leur mort. Comme ce Cimarron instable et rêveur, La Ruée vers l’Ouest oscille entre plusieurs identités. Toutes sont stimulantes.

-  R/D : ANTHONY MANN, CHARLES WALTERS • Sc : Arnold Schulman d’après le roman de/from the novel by Edna Ferber • Ph/C : Robert Surtees • M/Ed : John D. Dunning • S : Franklin Milton • Mus : Franz Waxman • Déc/AD : George W. Davis, Addison Hehr • Cos : Walter Plunkett • P : Edmund Grainger • 147’ • 35mm • F • Coul/Col • Int/Cast : Glenn Ford, Maria Schell, Anne Baxter, Arthur O’Connell, Russ Tamblyn, Mercedes McCambridge

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- Jeu. 14 • 16h • Gaumont 4

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LA RUÉE VERS L’OUEST