Festival International du Film d'Amiens 2016
Contact
Newsletter
Partenaires - liens

LE CRI (Il Grido)

Italie – 1957

A Goriano, un petit village de la campagne brumeuse de la plaine du Pô, un ouvrier chauleur, vit en concubinage avec Irma, dont il a une petite fille, Rosina. Le mari est mort à Sydney. Après bien des tergiversations, Ima décide de rompre. Aldo quitte Goriano et part sur les routes avec sa fille. Au cours de sa longue errance, il va d’abord rencontrer Elvia, qui fut autrefois sa fiancée. Il couche avec la soeur de celle-ci, Edera, puis repart. Il s’installe chez Virginia, une garagiste à la sensualité exigeante, qui ne peut supporter la présence de Rosina. Aldo fuit à nouveau, se fixe chez Andreina, une fille facile, puis retourne auprès de Virginia...

« ‘L’intérêt du Cri réside dans l’originalité d’un scénario dont l’action est presque insaisissable et d’autre part, dans la tonalité générale imposée au récit par la mise en scène et surtout par le style des images. »
(André Bazin)

Antonioni « a à coeur de dire que la pauvreté est toujours humide et glaciale, que tout est dépeuplé si un seul être vous manque, et que nul miracle ne saurait reconstruire les amours brisées : Le Cri est l’anti-Voyage en Italie. »
(Louis Seguin, Positif, juillet 1957)

Betsy Blair à propos du Cri
« Quand [Antonioni] faisait signe au chef-opérateur, le grand Gianni di Venanzo, il y avait un regain d’énergie palpable. Nous étions prêts, et Antonioni savait exactement ce qu’il voulait. Il était patient et tenace, doux et calme dans ses rapports avec les comédiens, mais plus spirituel et tyrannique avec les techniciens. Dès que l’on commençait, les choses allaient très vite, et il était le plus rapide. Antonioni était partout, déplaçant un accessoire, ajustant un costume, vérifiant l’objectif, blotti près de la caméra, regardant, observant, exigeant. Tous les réalisateurs font ce genre de choses ; c’est leur métier. Mais il me semble aujourd’hui que le film achevé s’incarnait déjà dans sa présence. Peut-être peut-on le comparer au peintre devant sa toile, qui a au bout des doigts la structure finale du tableau dès le premier coup de pinceau. Nul autre ne peut la voir, personne d’autre n’aurait pu la réaliser. »

R/D : MICHAELANGELO ANTONIONI • Sc : Michelangelo Antonioni, Elio Bartolini, Ennio De Concini • Ph/C : Gianni Di Venanzo • M/Ed : Eraldo Da Roma • Mus : Giovanni Fusco• Cos : Pia Marchesi • P : Franco Cancellieri (SpA Cinematografica ; Robert Alexander Productions) • 116’ • 35 mm • F • N&B/B&W • Int/Cast : Steve Cochran, Alida Valli, Betsy Blair, Gabriella Pallotta, Dorian Gray

home
LE CRI (Il Grido)