Festival International du Film d'Amiens 2016
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LE PETIT QUESTIONNAIRE PYGMALION

Qu’est-ce qui est à l’origine de votre désir de cinéma (une rencontre, un film, un moment) ?
Je n’en ai aucune idée. Aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais rien eu d’autre en tête.

Votre « panthéon » en trois films. Ordet de dreyer. Le Narcisse noir de Powell & Pressburger. Madame de... de Ophüls.

La première scène de cinéma dont vous vous souveniez. Où ? Quand ?
Quarante voleurs sur des chevaux rentre dans une grotte, à travers une chute d’eau, dans une coproduction soviéto-indienne d’Ali-Baba. Je ne devais pas avoir plus de deux ans. J’ai vu ça dans un cinéma en Angola, où j’ai grandi.

La plus grande scène de cinéma du monde ?
La scène de la maison en équilibre dans la Ruée vers l’or de Chaplin

Le remake que vous aimeriez tourner ?
Jamais de la vie je ne tournerai de remake !!!

Vos peintre, écrivain, musicien favoris ?
Warhol, ou le Caravage. La plupart des écrivains romantiques, Tchekhov. David Bowie, Schubert et à peu près toute la musique électronique japonaise des années soixante-dix.

Le plus beau gros plan du monde ? Kathleen Byron se mettant du rouge à lèvres dans le Narcisse noir, évidemment.

Le plus beau baiser du monde (au cinéma, bien sûr) ?
Mikkel et Inger après sa résurrection dans Ordet.

Votre acteur et votre actrice favoris ?
Je crois que j’ai déjà travaillé avec eux, donc il ne serait pas juste de citer des noms. Mais je peux donner mes acteurs français favoris : beaucoup de gens parlent de Tati comme d’un grand réalisateur, mais peu mentionnent son génie comique en tant qu’acteur. Comme actrice : Deneuve !

Votre réplique ou votre dialogue culte ?
« Nevermind the six feet, let’s talk about the seven inches » ou n’importe quelle autre de Myra Breckinridge. Le dernier film de David Cronenberg, Maps To The Stars, avait de nombreux dialogues brillants : « You know what hell is ? A world without narcotics ! » ou même la version anglaise du poème d’Éluard « Liberté ». La conversation entre père et fils dans Happiness est un chef-d’œuvre.

Est-ce que le cinéma vous rend heureux ?
Si c’était le cas, l’urgence de faire des films le dissiperait. Je crois que c’est d’abord une source de frustration, mais, au moins, cela motive pour continuer d’essayer. En tant que spectateur, cela me rend souvent jaloux ! Mais je me dis qu’il doit bien y avoir, quelque part dans ce processus, une forme de récompense. Ou alors, il faudrait être complètement masochiste pour s’entêter à faire quelque chose qui vous fait mal !

Le réalisateur absolu ?
Chaplin.

Pourquoi filmez-vous ?
Pour me convaincre que je ne vais pas mourir.

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