Festival International du Film d'Amiens 2016
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La Déesse agenouillée

Mexique – 1947

Antonio, millionnaire, offre à son épouse la statue d’une femme dénudée. Le modèle ayant posé pour cette oeuvre n’est autre que Rachel, sa maîtresse. Très vite, la jeune mariée décède mystérieusement et Antonio se voit contraint d’épouser Rachel afin que l’on ne fasse pas de recherches sur la mort de son ex-femme...
La Déesse agenouillée est l’un des films mexicains dont l’approche du cinéma noir est la plus réussie. Entré par la petite porte, le genre commençait à être omniprésent dans les studios hollywoodiens. Mexico n’y a pas échappé. Peut-être aussi grâce à la personnalité de nouveaux acteurs  ; parmi eux Arturo de Cordoba, moins macho et plus tourmenté, personnage porteur d’un secret ou d’un destin tragique, en bref un anti-héros convaincant. Quant à Maria Felix, elle y est triomphante et permet à son partenaire de rendre crédible toutes les manipulations dont il est l’objet. La beauté du film est due aux subtils mouvements de caméra orchestrés par Alex Phillips et Roberto Gavaldón lui-même. C’est ce qu’évoque dans l’excellent « dossier Gavaldón » de la Cinémathèque Française Jean-François Rauger : « Et cette puissance de la passion y est souvent exaltée par une photographie post-expressionniste, tout en contrastes, détaillant un univers sans cesse menacé par une obscurité profonde, notamment lorsqu’elle est signée de génies de la lumière comme Alex Phillips ou Gabriel Figeroa ».

R/D : Roberto Gavaldón • Sc : Roberto Gavaldón, Tito Davison, José Revueltas d’après l’histoire de/from a story by Ladislas Fodor • Ph/C : Alex Phillips • M/Ed : Charles L. Kimball • S : James L. Fields • Mus : Rodolfo Halffter • Déc/AD : Manuel Fontanals • P : Rodolfo Lowenthal, Jack Wagner • 107’ • 35 mm • F • N&B/B&W • Int/Cast : Maria Felix, Arturo de Cordoba, Rosaria Granados

dim. 13 – 20h00 – AD...................................Mex

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La Déesse agenouillée