Festival International du Film d'Amiens 2016
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Laura del Sol, présidente du jury (12/11/10)

Laura del Sol, danseuse de formation, a joué (presque par hasard) dans une vingtaine de longs métrages internationaux. Deux d’entre eux sont présentés dans ce festival : The hit de Stephen Frears (Petit théâtre - mardi 20h) et Tombés du ciel (Petit théâtre – samedi 16h). Ce film, dans lequel on retrouve notre regretté ami Sotigui Koutayé, n’est autre que le premier réalisé par Philippe Lioret...

Vous avez grandi dans le milieu de la danse et pratiqué notamment le flamenco, très présent dans la filmographie de Tony Gatlif, invité d’honneur de ce festival. L’avez-vous déjà rencontré et que pensez-vous de son œuvre ? Non, je ne l’ai jamais rencontré, j’ai hâte d’être à ce soir. J’adore ce qu’il fait, sa façon de voir le cinéma, de raconter une histoire... Qui plus est, je pense que les personnages comme lui sont d’autant plus nécessaires par les temps qui courent.

Un film qui vous a marquée particulièrement ? J’ai généralement du mal à diviser une filmographie. Il y a des cinéastes que j’admire qui ont fait des mauvais films... J’aime sa filmographie en général, c’est difficile de faire ressortir un film en particulier.

Vous avez grandi dans quelle région, en Espagne ? Barcelone

Mais vous connaissez bien la culture andalouse... Dans le monde du flamenco, tout le monde connaît les cultures andalouse, gitane... même à Barcelone. En Espagne, le peuple gitan est complètement intégré à la culture.

Puis vous êtes venue vivre en France... Oui, j’ai épousé un réalisateur français et j’habite à Paris depuis. Vous savez, je n’ai pas la sensation d’appartenir à un pays. Je ne dirais pas que je suis mondialiste parce que je n’aime pas tout dans ce mot, mais j’ai travaillé partout dans le monde... je suis de la Terre. Je m’intéresse beaucoup aux planètes et à l’astrophysique, et au final je considère que je suis de la Terre.

Parlez-nous un peu de Philippe Lioret, dont c’était le premier film, lui qui est maintenant bien connu en France, et de Stephen Frears... Philippe était déjà confiant, il avait du caractère, mais moi aussi... Tourner avec lui a été une grande expérience. Pour The hit, j’avais 21 ans et je jouais la « jolie fille », c’est pour ça que Frears m’avait choisie. Vous savez, moi, j’étais d’abord une danseuse, j’ai dit non plusieurs fois à Carmen (film de Carlos Saura qui l’a révélée à l’âge de 16 ans, NDLR) : je m’en foutais, j’étais bien où j’étais, j’avais une bonne place dans le ballet de mes parents. Mais ils ont insisté et j’ai accepté. Ensuite, avec ce film, j’ai fait Cannes, les Oscars... j’étais Cendrillon sans le vouloir. C’est à ce moment-là que Frears m’appelle pour The hit. Mais moi, The hit, je m’en foutais à nouveau... C’est petit à petit que j’ai appris à aimer ce métier, au fur et à mesure.

Dans Tombés du ciel, vous avez côtoyé Sotigui Kouyaté. Que pouvez-vous nous dire sur lui et sur ce film ? Aviez-vous beaucoup de contacts avec lui ? Nous nous voyions tout le temps car le film est un huis-clos. C’était un comédien remarquable, qui avait déjà collaboré avec Peter Brooks ; il avait une expérience magnifique et cette philosophie des pays du Sud que j’aime tant. En règle générale, ce tournage était une vraie aventure : Ticky Holgado, Jean Rochefort, Marisa Paredes (même si je ne la voyais pas beaucoup)...

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Laura del Sol, présidente du jury (12/11/10)