Le court-métrage amérindien : les contours d’une identité fragile 
Ce programme composé de cinq courts-métrages est une excellente introduction tant au monde indien d’aujourd’hui qu’à la représentation cinématographique que peuvent en donner les cinéastes amérindiens eux-mêmes. Ces cinq fictions sont autant de regards divers et variés sur l’identité indienne, son expression, ses difficultés, ses contradictions, ses forces et ses faiblesses dans l’Amérique contemporaine. Allant du fantastique – THE CAVE de Helen Haig-Brown (2009, 10’) inscrivant la trace du passé dans le présent ou le surprenant SAVAGE de Lisa Jackson (2009, 6’) – au quotidien d’une femme navajo confrontée à la maladie dans GOODNIGHT IRENE de Sterlin Harjo (2004, 14’) en passant par le traumatisme dû aux enfants retirés de leur famille durant les années cinquante (SHIMASANI de Blackhorse Lowe, 2009, 15’), ou « vampirisés » par les missionnaires (CONVERSION de Nanobah Becker, 2006, 8’). Ces courts métrages, qui sont tous d’une réelle beauté esthétique et d’une grande force émotionnelle, dessinent les contours d’une identité fragile, toujours menacée, confrontée qu’elle est à un environnement culturel expansionniste. La fiction est ici une façon plus intime, et peut être plus profonde, de décrire des situations et des trajectoires individuelles qui seraient comme autant de traces d’existences portées par un passé ensemençant le présent.
G.L
jeu. 18 – 14h00 – St Leu





KISSED BY LIGHTNING
Mohawk/Canada, 2009
de SHELLEY NIRO (90’)