Festival International du Film d'Amiens 2016
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Lola

SOIRÉE FONDATION GROUPAMA GAN POUR LE CINÉMA
EN PRÉSENCE D’ANOUK AIMÉE

FRANCE / ITALIE 1961

Lola, danseuse de cabaret, élève un garçon dont le père, Michel, est parti depuis sept ans. Elle l’attend, elle chante, danse, et aime éventuellement les marins qui passent. Roland Cassard, un ami d’enfance retrouvé par hasard, devient très amoureux d’elle. Mais elle attend Michel...

En 1957, Jacques Demy entame l’écriture de Lola. Grâce à Jean-Luc Godard, le script tombe entre les mains de Georges de Beauregard. Trois ans plus tard à Nantes, débute le tournage du premier film culte du cinéaste des Demoiselles de Rochefort. Ancré dans l’esprit et la fougue de la Nouvelle Vague, le film, tourné en décors naturels, se veut un brillant hommage au cinéma de Max Ophüls et la comédie américaine. De cette mise scène ingénieuse et du charme irrésistible d’Anouk Aimé, Jean Cocteau dira : « Jacques Demy déroule une manière de féerie réaliste où Anouk Aimée se montre admirable et symbolise cette nursery de « marins de tristesse » et des « filles de joie » qui rêvent ensemble d’une pureté mystérieuse.

R/D : JACQUES DEMY • Sc : Jacques Demy • Ph/C : Raoul Coutard • M/ Ed : Anne-Marie Cotret • Mus : Michel Legrand • Déc/AD : Bernard Evein • P : Georges de Beauregard, Carlo Ponti • 90’ • 35 mm • F • N&B/B&W • Int/Cast : Anouk Aimée, Marc Michel, Jacques Harden, Alan Scott, Elina Labourdette, Margo Lion, Annie Duperoux

ANOUK AIMÉE

« C’est une star parce qu’elle est d’une grande photogénie, d’une grande suggestion. Elle appartient au grand masque du cinéma avec ce visage qui a la même sensualité intrigante que celle de Garbo, Dietrich et Crawford, ces grandes reines mystérieuses » Federico Fellini

Devenue actrice à l’âge de treize ans grâce à Henri Calef (La Maison sous la mer, 1946), Anouk Aimée se prend de passion pour le cinéma en 1960, grâce au génie de Fellini et à son film couronné d’une Palme d’Or, La Dolce Vita. La même année, elle tourne un film qui marquera sa carrière, le fameux Lola de Jacques Demy. À partir de ce moment-là, la brune frémissante ne s’arrêtera plus de tourner. En France, à Cinecittá ou même à Hollywood, elle joue pour les plus grands : Vittorio de Sica (Le Jugement dernier, 1961), Claude Lelouch (Un homme et une femme, 1966) Sidney Lumet (Le Rendez-vous, 1968), George Cukor (Justine, 1969) Marco Bellochio (Le Saut dans le vide, 1980 – qui lui vaut le Prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes), Bernardo Bertolluci (La Tragédie d’un homme ridicule, 1981) ou Robert Altman (Prêt-à-Porter, 1994). Autant de films qu’elle a indéniablement marqués de ses gestes sensuels, autant de films qui ont fait d’elle l’une des plus grandes actrices du cinéma.

LA RESTAURATION

Le négatif original de Lola a brûlé dans l’incendie du laboratoire GTC en 1970. Trente ans après, la veuve de Georges de Beauregard cède à Mathieu Demy les droits et tout le vieux matériel du film. Avec l’aide d’Agnès Varda, ils cherchent auprès des cinémathèques une copie d’exploitation tirée à partir du négatif original du film pour servir de base à la fabrication d’un nouveau négatif. Au British Film Institute, il trouve une copie en bon état, mais tirée à bas contraste. Agnès Varda et Raoul Coutard supervisent l’étalonnage du nouveau master qui permet la ressortie de nouvelles copies, mais certaines séquences restent trop blanches et peu nuancées. Ce n’est quand 2012, dans la perspective de l’exposition Demy prévue à la Cinémathèque française en 2013, qu’une nouvelle restauration numérique de l’image et du son est lancée. Grâce au somptueux travail de la Fondation Groupama Gan pour le cinéma et la Fondation Technicolor pour le patrimoine du cinéma, Lola retrouve son sublime noir et blanc et son souffle mélancolique d’antan.










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