Festival International du Film d'Amiens 2016
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PACINO, Al

(1940)

Intégrant sur audition le prestigieux Actors Studio en 1966, il est notamment formé par Lee Strasberg, qui deviendra son mentor et son ami, et qu’il retrouvera comme partenaire au cinéma quelques années plus tard. Après des débuts remarqués sur les planches, il commence sa carrière cinématographique en 1970 dans Panique à Needle Park/Panic in Needle Park (Jerry Schatzberg). Puis, grâce au rôle de Michael Corleone dans Le Parrain/The Godfather (Francis Ford Coppola, 1972), il devient l’une des stars américaines les plus importantes des années 70. Doté d’un large regard expressif, et pratiquant avec excès les intenses techniques de préparation et d’immersion dans les rôles préconisées par la « Méthode », il collabore à des oeuvres majeures sous la direction des plus grands réalisateurs de cette époque (Coppola, Schatzberg, Sidney Lumet, Sydney Pollack). Cité à l’Oscar du meilleur second rôle pour Le Parrain, il est ensuite cité chaque année à l’Oscar du meilleur acteur pour Serpico (Lumet, 1974), Le Parrain 2 (Coppola, 1974), puis Un après-midi de chien/Dog Day Afternoon (Lumet, 1976), mais sans jamais recevoir la prestigieuse statuette. Il est cité encore une fois pour Justice pour tous/… and Justice for All (Norman Jewison, 1979), mais c’est Dustin Hoffman qui l’emporte pour Kramer contre Kramer (Robert Benton, 1979), film que, ironiquement, il avait refusé de faire. Dans la seconde moitié des années 80, il disparait des écrans. A leur sortie, Cruising (William Friedkin, 1980), Scarface (Brian De Palma, 1983) et Révolution (Hugh Hudson, 1985) sont d’énormes échecs économiques et critiques. L’ère du Nouvel Hollywood est terminée, et l’acteur ne correspond pas aux enjeux esthétiques et politiques néoclassiques du cinéma américain des eighties.

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PACINO, Al