Festival International du Film d'Amiens 2016
Contact
Newsletter
Partenaires - liens

REGARDS SUR LE BURKINA FASO

Projection débat en présence d’Alain Sanou sociologue enseignant à l’université de Ouagadougou (invité par le laboratoire « Habiter PIPS »), autour des films d’étudiants en master cinéma à la Faculté des arts d’Amiens réalisés au Burkina en mars 2008, débat animé par Pierre Boutillier et Thierry Roche enseignants à l’université de Picardie Jules Verne.

En 2007, mon collègue Dominique Avron me propose de réactiver les liens qu’il avait avec le Burkina Faso où il a vécu et enseigné dans les années 70 à l’université de Ouagadougou, créant même dans cette ville, avec d’autres, une école de cinéma, l’INAFEC qui participera pendant 20 ans à la formation des cinéastes d’Afrique de l’Ouest avant de fermer faute de moyens. Nous parvenons à motiver un groupe de huit étudiants de master cinéma, ayant suivi l’atelier documentaire, pour faire un voyage et des films au Burkina Faso. Un voyage de repérage début 2008 avec Thierry Roche, autre collègue, de la faculté Sciences humaines et sociales nous permet d’établir des contacts à l’université et avec une école de cinéma toute nouvelle à Ouaga, l’Institut Supérieur de l’Image et du Son. La spontanéité, l’ouverture, le sens de l’accueil et le professionnalisme des responsables de l’ISIS nous encouragent dans notre démarche, les étudiants pourront collaborer avec des étudiants de l’ISIS.
À Amiens, les étudiants créent ZEBRA, une association pour porter leur projet, ils déterminent des thématiques, écrivent des notes d’intentions, cherchent de l’argent, se démènent, s’organisent. Ils partiront à Ouagadougou en mars 2008, trois semaines pour certains, six pour d’autres.
Marc Boye et Haidar Siamak partent avec l’idée de traiter de la médecine, ils rencontrent une famille qui s’épuise en démarches pour faire soigner leur fils qui souffre d’éléphantiasis  : le pied d’éléphant. Ils écriront et réaliseront Mon guérisseur et moi avec la famille, chacun tenant son propre rôle dans le film.
Stéphane Matcheu Madjeu s’inquiète de la mémoire des Africains, de la transmission par l’oral, il enquêtera et poétisera sa perception dans Yaa Woto.
Bastien Farout s’interroge sur la notion d’homme intègre, notion qui accompagne le nom du pays : Burkina Faso, pays des hommes intègres. Il ira à la rencontre des habitants à Ouaga et en brousse pour réaliser un documentaire lyrique : Vers l’intégrité.

Pierre Boutillier

14 nov • 10h00 • MdL.

home
REGARDS SUR LE BURKINA FASO