Festival International du Film d'Amiens 2016
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SAADIA

États-Unis • 1953

Dans un village reculé du Maroc, la jeune Saadia est convoitée par une sorcière, le caïd local et un médecin français. Une épidémie de peste éclate.

Redevenu producteur à la MGM après la dissolution de Loew/Lewin, mais sans rien y concrétiser, le cinéaste s’était évadé pour tourner Pandora. Son nouveau film, lui, sera bien réalisé sous l’égide de la firme au lion, en pleine vague de films exotiques. Saadia se déroule donc sous le protectorat français, mais ne dit rien du conflit opposant colons et nationalistes (à trois ans de l’indépendance). Caïds, sages, militaires français et médecins y œuvrent de concert pour le bien d’une population superstitieuse et inféodée. L’idée de contraste et d’anachronisme chère à Lewin tombe quelque peu à plat. La sorcière Fatima, seule figure contestataire, est rapidement évacuée du métrage, qui se concentre sur un triangle amoureux. Cette décision de Dore Schary, à la tête du studio, déplaira au réalisateur, dont la vision originelle devait être bien plus ambiguë. Il ne faut pas croire que Saadia, plastiquement le moins séduisant (tout est relatif) des films de Lewin, n’a rien à offrir, ne serait-ce que par la poursuite de sa réflexion sur les pouvoirs magiques de l’art. Au centre des attentions comme l’était Pandora, la belle Saadia, paria au “mauvais œil”, fait preuve d’une belle indépendance. Elle croise d’ailleurs un Michel Simon savoureux. Ce qui mérite le détour.


R/D : Albert Lewin • Sc : Albert Lewin, d’après le roman de/from the novel by Francis d’Autheville • Ph/C : Christopher Challis • M/Ed : Harold F. Kress • S : Tony Leenhardt • Mus : Bronislau Kaper • Déc/AD : John Hawkesworth • P : Albert Lewin • 82’ • 35mm • F • Coul/Col • Int/Cast : Cornel Wilde, Mel Ferrer, Rita Gam


16 nov • 16h15 • Petit théâtre

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