UN DIPLOMATE FRANÇAIS À SANTIAGO (1973-1976) 
France – 2007
Mardi 11 septembre 1973. Les tanks et les avions du
général Pinochet assassinent des membres de l’Unité
populaire chilienne. La CIA, le Pentagone, les hommes du
président Nixon sont à l’oeuvre dans les coulisses. Pablo
Neruda se meurt. Salvador Allende n’abdique pas.
Commencent alors la traque, les meurtres en série, les
autodafés, la peur de la nuit. Roland Husson est là, à
Santiago, à l’ambassade de France où il est conseiller
culturel. Il fait de l’ambassade un des lieux de protection
contre la violence militaire. Ils seront des dizaines, écrivains,
universitaires et poètes à s’y réfugier et à y attendre
le sauf-conduit vers la liberté. Mais que pèse-t-on
quand les autorités ne savent que sortir leurs armes,
quand le mot culture claque à leurs oreilles.
« Le 11 au matin, je me rendis à la chancellerie, ayant
entendu à la radio les premières annonces d’un coup
d’état. Les militaires laissaient jusqu’à quinze heures
aux Chiliens pour regagner leur domicile, alors que la
Centrale unique des travailleurs avait demandé aux
ouvriers et aux employés de rester sur leur lieu de travail.
J’eus la surprise en chemin d’être arrêté par un
militaire, et ce malgré mes plaques diplomatiques. Il me
fit ouvrir mon coffre et s’excusa dans un excellent français,
car il avait été élève du lycée Saint-Exupéry. Ce
jour-là, ma propre langue, maniée par un homme armé
d’une mitraillette, ne m’enchanta pas ».
(R. Husson)
R/D : PATRICIO PANIAGUA • Sc : Patricio Paniagua • Ph/C : Patricio Paniagua, François Poirier • M/Ed : Fanny Piquet • S : Raoul Fruhauf • P : les Films du Tamarin (Yann Brolli) • 52’ • Betacam • Doc • Coul/Col