Festival International du Film d'Amiens 2016
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UN MERVEILLEUX DIMANCHE

(Subarashiki nichiyôbi)
Japon • 1947

Une homme et une femme. Deux amoureux tentant de profiter au mieux de leur dimanche dans un pays ruiné, avec seulement trente-cinq yens en poche.

Film sentimental, film social, film quasi néo-réaliste, Un merveilleux dimanche résume les doutes des Japonaises et Japonais au lendemain de la fièvre belliqueuse. On nage ici en pleine gueule de bois atomique, dans un pays non seulement vaincu, mais corrigé et surveillé. Un pays occupé. Pourtant l’espoir demeure. Il est même le moteur de ce couple sans le sou qui déambule dans la ville, dansant un ballet fait de hauts et de bas, d’euphorie et de dépression, de burlesque et de micro drames, mais finalement optimiste. Les futurs hommes de pouvoirs qui caractériseront le cinéma de Kurosawa, monstres démesurés ou aux responsabilités trop grandes pour eux, laissent ici la place à des gens de peu, des prolétaires qui doivent minuter leurs loisirs et calculer leurs dépenses. Le couple sert aussi de catalyseur : à travers ses rencontres, Kurosawa croque divers personnages, d’orphelins en vagabonds en passant par les policiers. Et, en humaniste, dénonce la corruption par l’argent. Dernier des films dits “mineurs” du maître, Un merveilleux dimanche sera suivi par le choc L’Ange ivre. Plus légère, mais non moins pertinente, cette errance dominicale ouvre les yeux sur le Japon de l’Occupation.

R/D : Akira Kurosawa • Sc : Akira Kurosawa, Keinosuke Uekusa • Ph/C : Asakazu Nakai • S : Shigeharu Yasue • Mus : Tadashi Hattori • Déc/AD : Kazuo Kubo • P : Sôjirô Motoki • 108’ • 35mm • F • N&B/B&W • Int/Cast : Isao Numasaki, Chieko Nakakita

16 nov • 21h00 • Cinéma Orson Welles, MCA

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