Festival International du Film d'Amiens 2016
Contact
Newsletter
Partenaires - liens

VIVA VILLA !

(États-Unis, 1934, 110’)

Au Mexique, en 1880, Pancho Villa venge son père tué par un riche propriétaire et prend le maquis. Quelques années plus tard, sa réputation de défenseur des pauvres lui permet de lever une armée pour libérer le peuple opprimé. Très bon film de divertissement, d’une facture hollywoodienne irréprochable, Viva Villa ! pose toutefois quelques questions d’ordre idéologique. Le choix de l’acteur principal, en l’occurrence, détermine toujours le ton que l’on va donner au film et, par là même, la conception de la révolution que l’on va y mettre en scène. Bien que tourné à la suite de la Grande Dépression, Viva Villa ! accorde finalement peu d’importance aux idées qu’il est censé incarner. Le choix de Wallace Beery, acteur jovial marqué par la comédie, oriente le personnage de Villa vers celui d’un enfant immature, dont l’innocence est à la fois la qualité et le défaut. Longtemps, la légende courut que la MGM avait utilisé des plans du film inachevé d’Eisenstein, Que Viva Mexico ! pour illustrer les scènes d’extérieurs de Viva Villa ! Il n’en est rien, bien qu’on puisse toutefois deviner une influence des films soviétiques, par des effets de montage ou des citations directes (l’encre qui remplace le sang).

Deux faits marquants font de Viva Villa ! un film quasiment anti-révolutionnaire : le peuple n’y est qu’une toile de fond, un ensemble de figurants anonymes ; le film tourne vite à la comédie de remariage (mais ce sont ici Madero et Villa qui forment le couple en question).

F.G.

R/D : JACK CONWAY (ET HOWARD HAWKS)
Sc : Ben Hecht • Ph/C : Charles G. Clarke, James Wong Howe • M/Ed : Robert Kem • S : Douglas Shearer • Mus : Herbert Stothart • Déc/AD : Harry Olivier • P : David O. Selznick • 110’ • 35 mm • F • N&B/B&W • Int/Cast : Wallace Beery, Leo Carrillo, Fay Wray, Donald Cook, Stuart Erwin

14 nov • 17h30 • OW • MCA

home
VIVA VILLA !