États-Unis - 1962
Helen Keller, est une petite fille de sept ans née en
Alabama, sourde et aveugle. Annie Sullivan qui est ellemême
partiellement aveugle est chargée d’apprendre à
Helen le langage des signes.
Éloge de l’éducation et de la persévérance, Miracle en
Alabama est l’un des plus beaux films d’Arthur Penn. Ce
dernier a beaucoup oeuvré au sein de l’Actors Studio et
dirigea au cinéma quelques uns des acteurs de la maison
: Marlon Brando (La Poursuite impitoyable), Paul
Newman (Le Gaucher) ou Dustin Hoffman (Little Big
Man). Il fit également appel aux services de Franchot
Tone dans Mickey One. Anne Bancroft est l’une des rares
actrices de la Méthode à s’être fait un nom au sein d’un
univers masculin. Elle trouve ici un rôle magnifique
qu’elle sert sans afféteries et avec un dévouement proche
de celui de son personnage.
N.B. Penn avait déjà réalisé une adaptation du roman de
William Gibson pour la télévision en 1957, avec Teresa
Wright.
F.G.
« Le meilleur du film, ce sont ces scènes de domptage qui atteignent au paroxysme. Le style de Penn – ses outrances, son goût du baroque, sa rhétorique de la violence, du mouvement des gestes et du corps - prend alors sa pleine efficacité dans la traduction d’un climat dramatique tendu à l’extrême. »
(Michel Capdenac, Les Lettres françaises)
R/D : Arthur Penn • Sc : William Gibson d’après sa pièce/from his play • Ph/C : Ernesto Caparrós • M/Ed : Aram Avakian • Mus : Laurence Rosenthal • Déc/AD : George Jenkins • P : Fred Coe • 106’ • 35 mm • F • N&B/B&W • Int/Cast : Anne Bancroft, Patty Duke, Victor Jory, Inga Swenson