| |
 |
.gif) |
| |
- Jack Arnold,
cinéaste (Etats-Unis) -
.gif)
En coproduction avec la Cinémathèque
française.
Edition de "Jack Arnold"
L'étrange créateur (éd. Vol de Nuit)
Jack Arnold, une infinie
modestie
Né le 12 octobre 1912 à New Haven,
Connecticut, Jack Arnold se destine d'abord au théâtre, et
joue à New York, sur Broadway, dans des pièces et des comédies
musicales. Il connaît sa première expérience cinématographique
en filmant des comédiens au travail. Quand éclate la Seconde
Guerre Mondiale, avant de rejoindre l'aviation, Jack Arnold est muté
pendant huit mois comme cameraman de Robert Flaherty qui tourne alors des
films pour l'effort de guerre. Arnold, qui admirait énormément
le réalisateur de "Nanouk l'esquimeau", est aux anges ;
il confessera plus tard que Flaherty lui a tout appris.
La guerre finie, Arnold monte une maison de production
de documentaires et de films industriels, tout en continuant de se produire
sur scène à Broadway. Engagé pour réaliser un
film sur l'histoire du syndicalisme, il tourne"With These Hands" (1950)
qui retrace, à travers le récit de la vie d'un horloger, les
progrès que le monde du travail a obtenus grâce aux syndicats.
Le film est nominé aux Oscars et la compagnie Universal-International
l'appelle alors à Holywood. On lui confie la réalisation d'une
série B pour adolescents, "Fille
dans la nuit" (1953). Malgré
sa vivacité, le film reçoit des critiques mitigées.
Quand le studio met en chantier son premier film en relief, "Le météore de la nuit"
(1953), c'est à Jack Arnold, grand
amateur de science-fiction, que le film est confié. Première
adaptation d'un récit de Ray Bradbury, le film raconte l'invasion
de la Terre par des extreterrestres, mais Jack Arnold, employé du
studio, ne peut imposer sa volonté de ne jamais montrer les envahisseurs.
Le film est un succès public et le studio lui confie un autre film
en 3-D, un suspens policier dans le milieu de la télévision
avec Edgar G. Robinson, "Le
crime de la semaine" (1952).
Tout au long de sa carrière, Arnold alternera
ainsi les genres (film pour teenagers, science-fiction, policier, western,
comédie), au gré de la volonté des studios pour lesquels
il travaille, subissant les contraintes du système souvent, imposant
ses points de vue parfois. Pour son chef d'oeuvre, "L'homme qui rétrécit", Arnold arrive à imposer sa vision et refuse le
happy end exigé par le studio. Et l'histoire de cet homme qui accepte
son destin : rejoindre l'infiniment petit, devient soudain poignante. La
fin de ce film de série B reste toujours aussi surprenante, sublime
et touchante, jonglant avec les deux infinis à la manière
d'un Blaise Pascal reconverti dans la science-fiction. Arnold ne cesse de
jouer avec la déformation, la transformation, les jeux sur les tailles
et les apparences : les scientifiques mutants et l'araignée géante
de "Tarantula", les monstres sortis de la Préhistoire ("La créature du lac noir"), le coelacanthe du "Monstre
des abîmes" qui fait grandir
ou régresser autour de lui des animaux et êtres humains. Même
sa plus célèbre comédie, "La souris qui rugissait",
oppose un mythique minuscule pays archaïque aux puissants Etats-Unis.
C'est Jack Arnold qui fait entrer dans le bestiaire
du fantastique cinématographique le Gill Man de "La créature du lac noir".
Même après plusieurs visions de ce film, on en revient à
ce que pensait le personnage interprété par Marilyn Monroe
dans "Sept ans de réflexion" en sortant du cinéma où passe le film, à
savoir : ils auraient mieux fait de laisser cette pauvre bête tranquille.
Comme le gorille de "King Kong", la créature est aussi terrifiante qu'émouvante
et les deux films mêlent avec un égal bonheur peur et érotisme.
Comme l'annonçait la publicité de l'époque : "Des siècles de passion ont brisé
son coeur sauvage !". Si cette
histoire de monstre nous touche, c'est qu'ici comme dans ses autres films,
Jack Arnold croit en ce qu'il raconte et le raconte simplement, évitant
les effets faciles pour autant que les producteurs ne les lui imposent pas.
Si les films fantastiques de Jack Arnold dégagent fraîcheur
et poésie, cela est dû à leur naïveté assumée
et à la simplicité convaincue de leur auteur.
Pierre d'Amerval
|
|
With These Hands
États-Unis 1950
L'histoire de la création de l'un des principaux
syndicats de l'industrie de la confection féminine (le "International
Ladies' Garment Workers' Union") contée à travers les
souvenirs d'un vieux tailleur. Commande du syndicat à l'occasion
de son 50ème anniversaire, ce drame réaliste, oscillant entre
fiction et documentaire, livre un témoignage accablant des conditions
de travail des ouvriers dans l'Amérique des années dix et
retrace le difficile combat ouvrier pour une amélioration de celles-ci. |
R/D : Jack Arnold
Sc : Morton Wishengrad
Ph/C : Gerald Hirschfeld
M/Ed : Charles R. Senf
Mus : Morris Mamorsky<
P : Jack Arnold & Lee Goodman / International
Ladies' Garment Workers' Union
52 min - 35 mm
F - N&B/B&W
Cast: Sam Levene, Arlene Francis, Joseph Wiseman,
Louis Sorin, Alexander Scourby, Rudy Bond, Alexander Lockwood, Julius Bing,
Haskell Coffin, Judy Walther, Rolly Bester, Judy Walther, Morris Strassberg,
Gail Gregg
Oscar du meilleur documentaire (1950). |
|
Le météore de la nuit
- It Came From Outer Space
États-Unis 1953
Une météorite s'écrase à
proximité d'un village d'Arizona. Astronome amateur, John Putnam
se rend sur place et s'aperçoit qu'il s'agit en réalité
d'une vaisseau spatial. Peu après, alerté par le comportement
étrange de certains des villageois (dont sa fiancée), John
découvre que des extraterrestres ont usurpé leur apparence
humaine L'utilisation magistrale du décors désertique (devenant
presque un personnage à part entière) et une mise en scène
habile à créer une atmosphère calmement inquiétante
font de ce film de science-fiction une réussite du genre. A noter
que le film fut également distribué dans une version en 3D.
|
R/D : Jack Arnold
Sc : Harry Essex
D'après / From a story by: Ray Bradbury
Ph/C : Clifford Stine
M/Ed : Paul Weatherwax
Mus : Herman Stein
Déc/AD : Bernard Herzbrun, Robert Boyle
Effets spéciaux / Special effects : David Horsley
P : William Alland / Universal International 80
min - 35 mm
F - N&B/B&W - 3 D
Cast : Richard Carlson, Barbara Rush, Charles Drake,
Kathleen Hughes, Russell Johnson, Joseph Sawyer, Dave Willock, Warren MacGregor,
Alan Dexter, George Eldredge |
|
L'étrange créature du
lac noir - Creature From The Black Lagoon
États-Unis 1954
Une expédition scientifique part en Amazonie
à la recherche d'un homme fossile dont on a découvert une
main palmée. Un spécimen vivant de cette créature,
mi-homme, mi-poisson vivant au fond d'un lac enlève la fille d'un
des savants. Découverte et mortellement blessée, elle replonge
dans les eaux sombres. Une transposition du thème de "La Belle
et la Bête" dans l'univers du film B d'horreur. Une oeuvre culte
célèbre pour ses sensationnelles séquences sous-marines
(en 3D) et pour son monstre de caoutchouc aujourd'hui plus kitsch qu'effrayant.
|
R/D : Jack Arnold
Sc : Harry Essex, Arthur Ross
Ph/C : William E. Snyder, James C. Havens (séquences
sous-marines)
M/Ed : Ted J. Kent
Mus : Joseph Gershenson
Déc/AD : Bernard Herzbrun & Hilyard
Brown
Eff spx/spec eff : Charles S. Welbourne
P : William Alland / Universal International 79
min - 35 mm
F - N&B/B&W - 3 D
Cast : Richard Carlson, Julia Adams, Richard Denning,
Whit Bissell, Antonio Moreno, Nestor Paiva, Harry Escalante, Sydney Mason,
Rodd Redwing, Bernie Gozier, Julio Lopez |
|
Revenge Of The Creature - La revanche
de la créature
États-Unis 1955
En réponse au succès phénoménal
de "Creature From The Black Lagoon", Jack Arnold tourne (toujours
en 3D) la suite des aventures de l'hideuse créature. Capturé
et emmené dans un institut océanique en Floride, l'homme-poisson
parvient à s'évader et enlève, cette fois, une ravissante
étudiante en ichtyologie. Une suite digne de l'original qui met davantage
l'accent sur la &laqno; psychologie » du monstre, tempérant
l'horreur par de la compassion. Avec des scènes mémorables
telles l'assaut du dancing et la nage érotique de Lori Nelson - et
une des premières apparitions de Clint Eastwood à l'écran.
|
R/D : Jack Arnold
Sc : Martin Berkeley
Ph/C : Charles S Welbourne
M/Ed : Paul Weatherwax
Mus : Herman Stein
Déc/AD : Alexander Golitzen & Alfred
Sweeney
P : William Alland / Universal International 82
min - 35 mm
F - N&B/B&W - 3 D
Cast : John Agar, John Bromfield, Lori Nelson, Robert
B. Williams, Nestor Paiva, Grandon Rhodes, Dave Willock, Clint Eastwood |
|
Tarantula
États-Unis 1955
Des recherches scientifiques sur une formule atomique
de nutrition destinée à résoudre le problème
de la faim dans le monde, provoquent la croissance phénoménale
d'une tarentule. La petite ville de Desert Rock se trouve menacée
par le monstre arachnéen haut de trente mètres que seuls des
avions à réaction chargés de bombes au napalm parviendront
à terrasser. Un classique du film d'horreur, illustrant l'une des
psychoses de l'Amérique des années cinquante : le danger nucléaire
et les effets pervers des progrès de la science.
|
R/D : Jack Arnold
Sc : Robert M. Fresco, Martin Berkeley Ph/C : George
Robinson
M/Ed : William M. Morgan
Mus : Joseph Gershenson
Déc/AD : Alexander Golitzen, Alfred Sweeney
Cos : Jay Morley
Eff spec/Spec eff : Clifford Stine, David S. Horsley
P : William Alland / Universal International 80
min - 35 mm
F N&B/B&W
Cast : John Agar, Leo G. Carroll, Mara Corday, Nestor
Paiva, Ross Elliott, Raymond Bailey, Edwin Rand, Hank Patterson, Bert Holland,
Clint Eastwood, Billy Wayne |
|
L'homme qui rétrécit -
The Incredible Shrinking Man
États-Unis 1957
Irradié par un nuage radioactif, Scott Carey,
se met à rapetisser inéluctablement Grâce à d'inventifs
effets spéciaux et à un subtil travail sur l'amplification
du son, ce film fantastique joue habilement sur le changement de perception
de l'entourage quotidien : chaque élément familier se transformant
pour le héros minuscule en autant de difficultés insurmontables,
de défis à relever ou de pièges monstrueux (voir les
scènes de la confrontation avec le chat et l'araignée). Le
film transcende la série B pour déboucher sur une réflexion
empreinte de métaphysique sur la place de l'homme dans l'Univers.
|
R/D : Jack Arnold
Sc : Richard Matheson
Ph/C : Ellis W. Carter
M/Ed : Al Joseph
Mus : Fred Carling, E. Lawrence
Déc/AD : Alexander Golitzen, Robert Clatworthy
Cos : Jay Morley Jr
Eff spéc/Spec eff : Clifford Stine, Everett
H. Broussard, Roswell A. Hoffmann
P : Albert Zugsmith / Universal International
81 min - 35 mm
F - N&B/B&W
Cast : Grant Williams, Randy Stuart, April Kent,
Paul Langton, Raymond Bailey, William Schallert, Frank Scannell, Helene
Marshall, Diana Darrin |
|
The space children
États-Unis 1958
Une mystérieuse force extraterrestre hypnotise
les enfants des responsables d'une base spatiale et les pousse à
empêcher le lancement d'un satellite chargé d'une bombe à
hydrogène. A mesure que les préparatifs avancent, d'étranges
incidents se produisent Un film de science-fiction pour jeune public dont
le message pacifiste (exhortation à l'abandon de la course aux armements
et à la paix) tranche sensiblement avec la plupart des productions
de science-fiction datant de la Guerre Froide, dans lesquelles l'invasion
extraterrestre servait à figurer le péril rouge.
|
R/D : Jack Arnold
Sc : Bernard C. Schoenfeld
Ph/C : Ernest Laszlo
M/Ed : Terry Morse
Mus : Van Cleave
Déc/AD : Hal Pereira, Roland Anderson Eff
spéc/Spec eff : John P. Fulton
P : William Alland / Paramount
69 min - 35 mm
F - N&B/B&W
Cast : Adam Williams, Peggy Webber, Michel Ray,
John Crawford, Jackie Coogan, Sandy Descher, Richard Shannon, John Washbrook,
Russell Johnson, Raymond Bailey |
|
La souris qui rugissait - The Mouse
That Roared
Grande-Bretagne 1959
Menacé de faillite, le minuscule duché
de Grand-Fenwick (situé dans les Alpes françaises !), déclare
la guerre aux Etats-Unis, dans l'espoir d'être écrasé
rapidement et de bénéficier ainsi de l'aide économique
aux pays vaincus. Par un concours de circonstances, la petite armée
de vingt hommes parvient à s'emparer d'une puissante bombe atomique,
offrant au duché la maîtrise du monde Quelque peu atypique
dans la filmographie de Jack Arnold, surtout dévolue aux films de
genre, &laqno; The Mouse That Roared » est une corrosive satire politique
emmenée par Peter Sellers (endossant pour la circonstance trois rôles,
dont celui de la Grande Duchesse).
|
R/D : Jack Arnold
Sc : Roger MacDougall, Stanley Mann d'après/From
: Leonard Wibberley
Ph/C : John Wilcox
M/Ed : Raymond Poulton
Mus : Edwin Astley
Déc/AD : Geoffrey Drake
Cos : Anthony Mendleson
P : Carl Foreman, Jon Pennington & Walter Shenson
(Highroad-Open Road) / Columbia
83 min - 35 mm
F - Scope - Coul/Col
Cast : Peter Sellers, Jean Seberg, David Kossoff,
Leo McKern, MacDonald Parke, Colin Gordon, William Hartnell |
|
Black Eye
États-Unis 1974
Stone, un ancien lieutenant de police converti
en détective privé recherche le meurtrier d'une star du cinéma
muet. Son enquête le mène dans le milieu interlope de la drogue
et le met en présence d'une secte fanatique. En adaptant un roman
de Jeff Jacks ("Sortie des médiums"), Jack Arnold tire
parti de tous les ingrédients du genre (bagarres musclées,
poursuite en voiture) et livre un film noir à rebondissements parfaitement
servi par l'interprétation de Fred Williamson. |
R/D : Jack Arnold
Sc : Mark Haggard, Jim Martin
d'après/from Jeff Jacks
Ph/C : Ralph Woolsey
M/Ed : Gene Ruggiero
Mus : Mort Garson
Déc/AD : Chuck Pierce, John Rozman
S : Bud Alper, Gene Ashbrook, A. Gilmore
P : Pat Rooney / Warner Bros
98 min - 35 mm
F - Coul/Col
Cast : Fred Williamson, Rosemary Forsyth, Teresa
Graves, Floy Dean, Richard Anderson, Cyril Delevanti, Richard X. Slattery,
Larry Mann, Bret Morrison, Susn Arnold |
|
|
 |