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- Hommage à James
B. Harris -
(producteur/réalisateur, Etats-Unis)
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Quittant la préparation de la
production de Docteur Folamour de Stanley
Kubrick en cours, James B. Harris,
pour sa première réalisation Aux postes de combat,
met lui aussi en scène une histoire de peur et de paranoïa
sur fond de guerre froide et de dissuasion nucléaire.
Mais autant le film de Kubrick jouera le registre de la dérision,
de l'humour noir et de la bouffonnerie, autant celui de James
B. Harris se voudra une politique-fiction aussi réaliste
que possible, proche en cela d'un film comme Point limite
de Sidney Lumet. À travers le personnage joué
par Richard Widmark, c'est à un état d'esprit et
à un comportement obsessionnel que s'intéresse
Harris. Comportement que le contexte "explosif " -
une possible guerre atomique - amplifie jusqu'à ses limites
extrêmes. Le ton du film est sobre, malgré son sujet.
Refusant toute facilité dramatique, il nous laisse progressivement
pénétrer la situation et les motivations de chacun
des protagonistes.
Commence ainsi pour James B. Harris une "discrète"
carrière de cinéaste. Discrète, en ce sens
qu'il ne réalisera en trente-cinq ans que cinq films qui,
s'ils empruntent le cadre du cinéma de genre (à
l'exception de cet ovni qu'est Sleeping Beauty),
n'en respectent nullement ou si peu le cheminement et la finalité.
Ainsi qu'il le dit lui-même, ce qui l'intéresse
ce sont les variations à partir d'un thème : "J'aime
m'écarter de la norme, changer la ligne mélodique,
raconter une histoire en dramatisant des éléments
nouveaux et différents. (1)" Ainsi en est-il
de Cop, adaptation d'un roman policier de James Ellroy
qu'il "décentre" sur le personnage du policier,
laissant hors cadre celui du tueur ; de Fast Walking,
loin des habituels films sur l'univers carcéral et des
clichés qui leur sont associés ; de Extrême
Limite, film d'action plus axé sur l'étude
psychologique que sur le mouvement de l'intrigue. Quant à
Some Call it Loving, il détonne totalement
dans l'univers du cinéma américain, même
celui des années soixante-dix, tant par son sujet que
par son traitement. Comme l'a noté Michael
Henry (2), James B. Harris semble
fasciné par les personnages aux comportements obsessionnels
et par les effets que ceux-ci induisent sur leur environnement,
qu'il soit personnel ou collectif. En cela, il est proche de
celui qui l'amena au cinéma et dont il fut le producteur
à ses débuts, Stanley
Kubrick . Il a en effet produit
trois films du grand cinéaste américain, l'Ultime
Razzia, les Sentiers de la gloire et Lolita
et travaillé avec lui sur divers projets avortés.
Période de formation et d'apprentissage qui fut riche
et forte, et déboucha sur l'encouragement de la part de
Kubrick à passer à la mise en scène. Chose
faite en 1964, avec Aux postes de combat. Mais
la volonté de Harris de ne pas se fondre dans le moule,
son désir de faire des films de façon indépendante,
l'amèneront à attendre huit ans avant de pouvoir
réaliser un second film. Celui-ci, Sleeping Beauty,
se révèlera d'une grande et étrange singularité
: Un homme riche rachète à un forain... une jeune
femme endormie depuis de nombreuses années. Il l'emmène
dans son château où il peut ainsi la contempler.
Mais un jour, la belle endormie se réveille. Fascinante
variation autour de la figure de la Belle au bois dormant, Sleeping
Beauty est une plongée dans un univers mental
où se confondent de façon indicible le réel
et le fantasme. Ce qui intéresse le cinéaste c'est
la révélation, ce que cette situation va éveiller
chez ce personnage d'homme riche confronté à la
vérité du fantasme. Il en va de même dans
Cop et Fast Walking où le
personnage central s'expose, dans sa volonté d'aller au
bout de son désir - arrêter un tueur dans le premier
film, changer de vie dans le second - soit à formuler
une part obscure de lui-même, soit à échouer.
Parallèlement, ces itinéraires essentiellement
masculins mettent en évidence le puritanisme ambiant,
le refoulement sexuel, le machisme, sans parler du racisme délirant
que véhicule le personnage de Wasco (Fast Walking)
dans l'expression "religieuse" de la suprématie
blanche. Derrière l'itinéraire le plus souvent
chaotique des personnages de James
B. Harris, se profile une Amérique
malade, prise dans l'écheveau de la violence et du puritanisme,
dont les apparences et les faux-semblants dissimulent à
grand peine une forme de décomposition.
Gilles Laprévotte.
(1) : Michel Ciment, "Entretien
avec James B. Harris", Positif, mai 1973.
(2) : Michael Henry, "Le mariage du ciel et de l'enfer",
Positif, mai 1973.
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L'Ultime Razzia - The Killing
États-Unis 1956
After getting out of prison, Johnny
Clay masterminds a complex race-track heist, but his scheme is
complicated by the intervention of the wife of a teller (Elisha
Cook) in on the scheme, the boyfriend of the wife, airport regulations,
and a small dog.
L'Ultime Razzia, troisième long
métrage de Stanley Kubrick, marque le véritable
envol de sa carrière cinématographique. C'est pour
ce film en effet que le maître se voit pour la première
fois offrir par son producteur (et ami) James B. Harris, les
moyens et l'équipe professionnelle qui lui manquaient
jusqu'alors. Il en résulte un époustouflant film
noir relatant la préparation minutieuse d'un hold-up sur
un champ de courses. Tous les éléments sont réunis
pour transformer un film de série B en chef-d'uvre : le
scénario cosigné par Jim Thompson (un des futurs
maîtres du roman noir américain), la superbe photographie
fortement contrastée et quasi-expressionniste et un casting
d'acteurs (de second plan pour la plupart) tous impeccables.
On retient surtout la virtuosité de la mise en scène
(avec ses plans séquences et travellings vertigineux)
et une construction narrative d'une diabolique inventivité
qui multiplie les flashbacks et les changements de points de
vue. D'où un bouleversement complet de la continuité
dramatique classique qui augmente encore le suspense. Et déjà
le thème clé de Kubrick : l'infime faille, réduisant
à néant le système scrupuleusement organisé.
L.B.
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| R/D
: Stanley Kubrick. Sc : Stanley Kubrick, Jim Thompson d'après/based
on The Clean Break de/by Lionel White · Ph/C : Lucien
Ballard · M/Ed : Betty Steinberg · S : Earl Snyder
· Mus : Gerald Fried · Déc/AD : Harry Reif
· Cos : Beaumelle · P : James B. Harris ·
83 min · 35 mm · F · N&B/B&W ·
Cast : Sterling Hayden, Coleen Gray, Vince Edwards, Jay C. Flippen,
Marie Windsor. |
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Les Sentiers de la gloire
- Paths Of Glory
États-Unis 1957
The futility and irony of the war in
the trenches in WWI is shown as a unit commander in the French
army must deal with the mutiny of his men and a glory-seeking
general after part of his force falls back under fire in an impossible
attack.
En 1998, Saving Private Ryan de Spielberg
était unanimement salué pour le réalisme
de la scène d'ouverture (le débarquement de Normandie)
qui plongeait brusquement le spectateur dans l'horreur de la
guerre. Rares sont ceux qui se sont souvenus alors que, plus
de quarante ans plus tôt, Kubrick avait suscité
le même choc (avec des moyens techniques nettement moins
sophistiqués) dans les Sentiers de la gloire. Les deux
films ont en commun leur souci du réalisme (Kubrick a
passé un mois à diriger les travaux d'aménagement
du champ de bataille). Le regard porté sur la guerre est
pourtant radicalement différent : là où
la superproduction de Spielberg laisse poindre, derrière
sa dénonciation de la guerre, une certaine admiration
pour la valeureuse armée américaine, Kubrick, lui,
ne cachait pas son dégoût pour l'appareil militaire.
Les Sentiers de la gloire est l'un des plus virulents pamphlets
pacifistes de l'histoire du cinéma. Une production courageuse
(de James B. Harris) lorsque l'on sait le contexte de regain
militariste (pour cause de guerre froide) qui régnait
alors aux États-Unis. Comme dans ses uvres précédentes,
la mise en scène de Kubrick sert directement le propos
du film : en filmant "à hauteur d'homme" et
en recourant au travelling (arrière), il renforce l'aspect
claustrophobe des tranchées-labyrinthes. Kirk Douglas
(dont l'investissement fut vital pour la survie du projet) y
trouve l'un des principaux rôles de sa carrière
en colonel en butte à l'ignominie de ses supérieurs.
L'intrigue, bien qu'adaptée d'un roman, est basée
sur un drame véridique de la Première Guerre mondiale
: afin de rétablir la discipline au sein de l'armée
française, le haut commandement avait fait exécuter
"pour l'exemple" trois soldats boucs-émissaires.
En raison du tollé d'indignation que cette dénonciation
des outrances commises au nom de l'honneur guerrier suscita chez
les militaires français, le film ne connut sa première
projection dans l'Hexagone que près de vingt ans après
sa sortie ! L.B
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R/D
: Stanley Kubrick
Sc : Stanley Kubrick, Calder Willingham, Jim Thompson d'après
le roman/based on the novel Paths of Glory de/by Humphrey Cobb
· Ph/C : George Krauss · M/Ed : Eva Kroll ·
S : Martin Muller · Mus : Gerald Fried · Déc/AD
: Ludwig Reiber · Cos : Ilse Dubois · P : James
B. Harris · 86 min · 35 mm · F ·
N&B/B&W · Cast : Kirk Douglas, Ralph Meeker, Adolphe
Menjou, George Mac Ready, Wayne Morris. |
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Lolita
États-Unis 1962
Middle-aged novelist Humbert Humbert
rents a room in Charlotte Haze's house after he falls passionately
in love with her daughter Lolita. There are three slight problems,
though one, Charlotte is madly in love with him (unrequited,
needless to say) ; two, Lolita is only fourteen ; three, there's
a very peculiar figure by the name of Clare Quilty who keeps
popping up in the most unexpected places (and sporting equally
unexpected accents), who seems to have a similarly unhealthy
interest in Lolita.
La passion destructrice d'un quinquagénaire,
professeur de littérature française, pour une nymphette
aguicheuse et sa descente aux enfers jusqu'au meurtre. Cette
adaptation cinématographique du sulfureux roman Lolita
(1) a longtemps été décriée pour
trahison à l'original. Par peur de la censure, Kubrick
avait en effet choisi comme interprète de l'héroïne
prépubère (âgée de douze ans dans
le roman), une jeune vedette de télévision, Sue
Lyon, adolescente de quinze ans. L'érotisme et le côté
scandaleux qui avaient fait le succès de l'uvre littéraire
s'en trouvaient fortement édulcorés. Pourtant,
près de quarante ans plus tard, Lolita est considéré
comme un classique du 7e art et l'une des réussites majeures
du baroque noir au cinéma. Par son ton, tour à
tour pervers et absurde, le film continue de susciter le trouble
et un malaise diffus. Sensations que renforcent encore les cadrages
insolites. Mais l'impact du film résulte aussi en grande
partie de la qualité de l'interprétation. James
Mason est réellement bouleversant en pathétique
amoureux transi (voir la scène d'anthologie où
il peint affectueusement les orteils de sa dulcinée),
tandis que Sue Lyon inoubliable en bikini bariolé,
avec sa sucette à la bouche et ses lunettes en forme de
cur dégage une forte sensualité faussement
ingénue. Une uvre d'une étonnante ambiguïté
« où la détresse et la dérision s'enchevêtrent
entre pathétique et ridicule » (James Breen).
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R/D
: Stanley Kubrick
Sc : Vladimir Nabokov d'après son roman homonyme / based
on his homonymous novel · Ph/C : Oswald Morris ·
M/Ed : Anthony Harvey · S : H.L. Bird, Winston Ryder,
Len Shilton · Mus : Bob Harris, Nelson Riddle ·
Déc/AD : Andrew Low · Cos : Gene Coffin ·
P : James B. Harris · 153 min · 35 mm ·
F · N&B/B&W · Cast : James Mason, Sue Lyon,
Shelley Winters, Peter Sellers, Diane Decker, Gary Cockrell. |
(1) Vladimir Nabokov a lui-même
écrit l'adaptation de son roman.
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Aux postes de combat -
The Bedford Incident
États-Unis 1965
Richard Widmark plays a hardened cold-warrior
and captain of an American destroyer, the « USS Bedford
». Sidney Poitier is a reporter given permission to interview
the captain during a routine patrol. Poitier gets more than he
bargained for when the « Bedford » discovers a Soviet
sub in the depths and the captain begins a relentless pursuit,
pushing his crew to the breaking point. This one's grim tension
to the end.
Un capitaine de l'US Navy, autoritaire
et névrosé, traque sans trêve un sous-marin
soviétique qui a brièvement violé les eaux
territoriales du Groenland. Débutant sous la forme d'un
classique film de guerre, Aux postes de combat se transforme
en un huis-clos psychologique avant de déboucher sur une
politique fiction, terrifiante de réalisme. Dans la lignée
de Dr. Folamour (Kubrick) et de Point limite (Lumet), un film
audacieux qui prend le contre-pied de toutes les productions
hollywoodiennes antirouges de l'époque et met en garde
contre les dérives de la guerre froide et les périls
d'un conflit nucléaire. Signé James Poe (scénariste
notamment du Grand Couteau de Robert Aldrich), le script est
d'une redoutable habileté et suscite le suspense par son
côté faussement objectif. Transcendé par
l'extraordinaire interprétation de Richard Widmark (qui
endosse pour l'occasion la casquette de coproducteur), une uvre
réalisée par James B. Harris en réaction
à la candidature à la présidence des États-Unis
de Barry Goldwater, partisan de la guerre avec l'Union soviétique.
L.B.
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R/D : Alireza Amini · Sc : Alireza
Amini, Keyvan Nakhaie · Ph/C : Saman Saalvar ·
M/Ed : Ali Reza Amini · S : Mohammad Reza Youssefi ·
P : Sureh Cinema Development Organization · 85 min ·
35 mm · F · Coul/Col · Cast : Mohammad Taghi
Hashemi, Faramarz Hashemzadeh, les troupes de la garnison Lashkarak
de Téhéran · Contact : Sureh Cinema Development
Organization.
Filmographie/Filmography : 1998 : The
Green Frame (CM), The Letter (CM) ; 1999 : This is Tehran (CM)
; 2000 : The Rainbow (CM) ; 2001 : Desert (CM), Lettres dans
le vent (LM)
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Fast Walking
États-Unis 1983
Wasco Weed and his cousin Fast Walking
have a common goal : get out of jail ! Moreover, they share the
same girlfriend ; a coltish sex kitten named Moke. The similarities
end here, for while. Weed is a hardened convict, Fast Walking
is an amiable dreamer who works as a guard in the same institution.
Frustrated by the corruption that surrounds, Fast Walking dreams
of a better life for himself, perhaps in Oregon. All he needs
is money.
Dégoûté de la corruption
qui l'entoure, Fast Walking, un gardien de prison, tente de réunir
l'argent nécessaire pour changer de vie. L'occasion rêvée
se présente lorsque son cousin, un malfrat, lui propose
25 000 dollars pour assassiner un militant noir en détention.
Mais ce dernier, mis au courant, double la mise afin que Fast-Walking
l'aide à s'évader. Comme dans ses deux films précédents,
James B. Harris entraîne le spectateur dans un monde de
faux-semblants et brouille tous les repères rassurants.
Il en découle une uvre oppressante et fort caustique qui
révèle le climat d'hypocrisie, de refoulement sexuel
et de perversité mentale régnant dans l'univers
carcéral. Révélé deux ans plus tôt
dans The Onion Field (Tueur de flics, de Harold Becker), James
Woods interprète avec bonheur ce personnage d'anti-héros
tourmenté dont il parvient, par son jeu nuancé,
à rendre palpable toute la complexité psychologique.
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R/D
: James B. Harris
Sc : James B. Harris d'après le roman/based on the novel
The Rap de/by Ernest Brawley · Ph/C : King Baggot ·
M/Ed : Douglas Stewart · Mus : Lalo Schifrin ·
P : James B. Harris · 115 min · 35 mm ·
F · Coul/Col · Cast : James Woods, Tim McIntire,
Kay Lenz, Robert Hooks, Charles Weldon, Susan Tyrrell. |
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Cop
États-Unis 1987
Lloyd Hopkins, a hard-boiled American
police detective is on the trail of a mass murderer who is victimizing
women in Los Angeles. The pursuit leads him through a world that
has become his own natural habitat a nasty world of crime,
drugs, prostitution and male hustlers where « innocence
kills » and continued exposure corrupts. Paradoxically,
it's also a world of love, secret admirers, romantic feminist
poets and modern chivalry. And for the viewer, it's the background
for an exciting, suspense movie.
Pour son quatrième film (en vingt-deux
ans) comme producteur-réalisateur, James B. Harris a choisi
d'adapter le roman noir Blood On the Moon de James Ellroy (dix
ans avant la consécration de l'écrivain avec L.A.
Confidential). Un sombre thriller qui oppose un policier opiniâtre
et un tueur en série perpétrant de sadiques crimes
sexuels. Sur ce thème rabâché du «
serial killer », James B. Harris signe une uvre d'une profonde
originalité, qui détourne l'imagerie policière
traditionnelle. Renonçant aux fulgurances lyriques qui
caractérisent le style de James Ellroy, le réalisateur
opte au contraire pour un rythme volontairement lent et une mise
en scène méticuleuse qui tranchent avec la surenchère
d'action habituelle dans ce genre de production. Le film marque
les retrouvailles (six ans après Fast-Walking) de James
B. Harris et de James Woods, devenu pour l'occasion coproducteur
du film. Le jeu subtilement intérieur de l'acteur s'accorde
parfaitement à cette uvre sobre et dénuée
de voyeurisme.
L.B.
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R/D
: James B. Harris
Sc : James B. Harris d'après le roman/based on the novel
Blood On the Moon de/by James Ellroy · Ph/C : Steve Dubin
· M/Ed : Anthony Spano · Mus : Michel Colombier
· Déc/AD : Kathy Curtis-Cahill · Cos : Gale
Parker Smith · P : James B. Harris, James Wood ·
110 min · 35 mm · F · Coul/Col ·
Cast : James Woods, Lesley Ann Warren, Charles Durning, Charles
Haid, Raymond J. Barry. |
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Extrême limite -
Boiling Point
États-Unis/France
1993
Red is an aging scam-artist who's just
been released from prison together with Ronnie, a young and not-so-bright
hoodlum who is easily manipulated. Their new business is to organize
fake-money sales and then kill the buyer to take his money; but
when Ronnie kills an undercover secret service agent, his partner
Jimmy Mercer vows revenge and is given one week to catch the
killers before being transferred.
Les itinéraires croisés
d'un agent du Trésor (Wesley Snipes) et d'un truand (Dennis
Hopper), qui disposent d'une semaine pour régler leurs
problèmes respectifs : pour le premier, il s'agit de venger
le meurtre de son partenaire ; le second tente de réunir
l'argent qu'il doit rembourser à la maffia. Une fois de
plus, James B. Harris délaisse les clichés du genre
et transforme une intrigue (peu originale) de trépidant
film d'action en une passionnante étude de caractères.
S'ajoute le rythme posé du film (en décalage complet
avec le thème du compte à rebours) et une interprétation
sobre et décalée, inhabituelle chez les deux acteurs
principaux. Les chassés-croisés des personnages
(qui ne cessent de se rencontrer sans le savoir) confèrent
un côté ludique réjouissant à l'ensemble
et font du dernier opus (en date) de James B. Harris une véritable
réussite.
L.B.
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R/D
: James B. Harris
Sc : James B. Harris d'après le roman/based on the novel
Money Man by Gerald Petievich · Ph/C : King Baggot ·
M/Ed : Jerry Brady · Mus : John D'Andrea, Cory Lerios
· Déc/AD : Rick Caprarelli · Cos : Molly
Maginnis · P : Leonardo De La Fuente, Marc Frydman ·
92 min · 35 mm · F · Coul/Col · Cast
: Wesley Snipes, Dennis Hopper, Lolita Davidovich, Viggo Mortensen,
Seymour Cassel, Tony Lo Bianco. |
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