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>- Le Western européen
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Django
Italie / Espagne 1966
A lone man walks, behind him he drags a
coffin. That man is Django. He rescues a woman from bandits and,
later, arrives in a town ravaged by the same bandits. The scene
for confrontation is set. But why does he drag that coffin everywhere
and who, or what, is in it?
À la frontière du Nouveau-Mexique,
un cow-boy vient à la rescousse dune jeune femme menacée
par des bandits. Ils font halte dans une petite ville qui vient
de subir un raid de la même bande. Sergio Corbucci est considéré
(à raison) comme lun des maîtres du western italien,
aux côtés de Sergio Leone et de Sergio Sollima (avec
lesquels il forme le trio des « Trois Sergio » comme
on les nomme souvent). Son style qui mêle violence et humour
noir en un cocktail explosif, sadapte merveilleusement bien
au western. Corbucci signe dailleurs quelques chefs-duvre
du genre, parmi lesquels Minnesota Clay, Vamos a Matar Compañeros
! ou encore le Grand Silence. Django constitue la troisième
incursion du cinéaste dans lunivers de lOuest.
Cette uvre baroque (voire surréaliste), dune
extrême violence, a marqué durablement le genre par
une noirceur et une sauvagerie inconnues jusqualors. Le succès
remporté fut phénoménal. Sensuivit une
série impressionnante dautres « Django »
qui ne parvinrent jamais à égaler loriginal.
Personnage culte du western spaghetti, Django sinscrit parfaitement
dans la lignée des (anti-) héros des films de Leone.
Cynique, brutal, impénétrable et mystérieux
(avec son cercueil quil trimbale partout), il servira dinspiration
à de nombreuses autres figures du western européen
(tels Sabata, Sartana ou Trinita). Linterprétation
magistrale de Franco Nero y est pour beaucoup. Lextrême
sensibilité de lacteur lui permet de faire ressentir
la souffrance tant physique que morale du personnage. « John
Ford avait John Wayne, disait Corbucci. Moi, jai Franco Nero.
»
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R/D
: Serfegio Corbucci Sc : Sergio et Bruno Corbucci, Franco
Rossetti, José Gutiérrez Maesso, Piero Vivarelli
Ph/C : Enzo Barboni M/Ed : Nino Baragli, Sergio
Montanari S : Bernardino Fronzetti Mus : Luis
Enriquèz Bacalov Déc/AD : Carlo Simi
Cos : Marcella De Marchis, Carlo Simi P : B.R.C. Produzione
Film, Tecisa (Manolo Bolognini) 94 min 35mm /
scope F Coul/Col Cast : Franco Nero, Loredana
Nusciak, Eduardo Fajardo, José Bodaló, Angel Alvarez,
Jimmy Douglas, Simone Arrag
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Colorado
La Resa dei Conti / Un maudit de plus /(titre
alternatif : The Big Gundown)
Italie / Espagne 1967
Texas lawman Jonathan Corbett (Lee Van Cleef)
accepts the job of tracking down Cuchillo (Tomás Milian),
a Mexican bandit accused of raping and murdering a little girl.
The search is long and hard. And it eventually takes Corbett into
Mexico, where he reunites with his employer, the senator, and his
henchmen.
Jonathan Corbett, un célèbre
homme de loi, est engagé par le sénateur Brokston
pour tuer le bandit mexicain Cuchillo, recherché pour le
viol et le meurtre dune fillette de douze ans. Corbett ne
tarde pas à soupçonner que Cuchillo est innocent,
mais quil a été inculpé en raison de
ses liens avec la révolution mexicaine. Après sêtre
illustré dans le peplum (en signant notamment la série
des Dix gladiateurs), Sergio Sollima réalise ici son premier
western. Un coup dessai magistral puisque le film est souvent
considéré comme le meilleur western italien (en dehors
des uvres de Sergio Leone). Sollima confirmera sa réputation
en mettant en scène deux autres classiques du genre : Face
à face (1967) et Saludos Hombre (1968). La réussite
de Colorado tient notamment à la combinaison des talents
de quelques noms prestigieux du genre. Lee Van Cleef trouve dans
le personnage de Corbett un de ses meilleurs rôles et Tomás
Milian (qui interprète Cuchillo) apporte au film une touche
dhumour et une énergie picaresques. La musique tour
à tour lyrique et envoûtante est signée par
le maestro en la matière, Ennio Morricone, et constitue un
excellent contrepoint à la mise en scène énergique
de Sergio Sollima. Enfin, Colorado constitue aussi un tournant dans
lhistoire du western. Par sa dénonciation de la corruption
politique et sa prise de position claire en faveur de la révolution
(ici mexicaine), il marque en effet la pénétration
de lidéologie politique (de gauche) dans le western.
Et ainsi inaugure un véritable sous-genre, le western européen
politique. Ce côté idéologique est inséparable
de la personnalité de Franco Solinas, auteur du sujet original
du film. Ce scénariste « communiste » italien
était dailleurs célèbre pour sa participation
à la Bataille dAlger, laudacieux film de Gillo
Pontecorvo qui relatait le combat du peuple algérien pour
lindépendance.
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R/D
Sergio Sollima Sc : Sergio Donati, Sergio Sollima daprès
une histoire originale de/from an original story by Franco Solinas,
Fernando Morandi Ph/C : Carlo Carlini Musique/Music:
Ennio Morricone Production : Produzioni Europee Associate
(Alberto Grimaldi) / Producciones Cinematograficas (Tullio Demichelli)
35mm F Coul/Col Durée 90
min Cast : Lee Van Cleef, Tomás Milian, Walter
Barnes, Gerard Herter, Maria Granada, Robert Camardiel, Fernando
Sancho
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Face
à face / Le Dernier face à face / Il était
une fois en Arizona / Faccia a Faccia
Italie / Espagne 1967
Brad Fletcher (Gian Maria Volontè),
a former history professor, goes West for health reasons. He meets
(and is enamored with) an impetuous outlaw Beauregard Bennet (Tomás
Milian) the leader of a notorious gang of bandits. Fletcher and
Beauregard team together and become friends. But the friendship
causes them to develop into very different things.
Brad Fletcher, un professeur d'université
souffrant dune maladie pulmonaire, se rend à Purgatory
City pour se soigner. Pris en otage par le célèbre
hors-la-loi, Beauregard Bennet, il est fasciné par la personnalité
de ce dernier et saffirme de plus en plus au sein de la bande.
Beauregard, écuré par sa froide cruauté,
finira par labattre. Deuxième western de Sergio Sollima
(après Colorado) et à nouveau une réussite
totale. Au-delà du film daction, une réflexion
pénétrante sur lassociation entre la violence
et lintelligence et sur la barbarie latente qui sommeille
en chacun de nous. Une sorte de croisement entre les univers de
Dostoïevski et de Peckinpah. Sollima avait, il est vrai, réuni
tous les ingrédients garantissant le succès : la musique
taraudante dEnnio Morricone, un sujet de Sergio Donati (qui
allait devenir célèbre peu après en signant
le scénario de Il était une fois lOuest et Il
était une fois la Révolution) et surtout des acteurs
fabuleux. Gian Maria Volontè rend parfaitement crédible
la transformation de Brad Fletcher dinoffensif professeur
en monstre sanguinaire. Face à lui, Tomás Milian,
comédien dorigine cubaine, dont le jeu exubérant
devait le vouer à devenir linterprète par excellence
des révolutionnaires et des brigands anarchistes du western
européen.
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R/D : Sergio Sollima Sc : Sergio
Donati, Sergio Sollima Ph/C : Raphael Pacheco
M/Ed : Eugenio Alabiso S : Elio Pacella Mus
: Ennio Morricone Déc/AD : Carlo Simi
Cos : Franco Antonelli, Carlo Simi P : Produzioni Europee
Associati (Alberto Grimaldi), Arturo González Producciones
Cinematográficas SA 108 min 35mm / scope
F Coul/Col Cast : Gian Maria Volontè,
Tomás Milian, William Berger, Jolanda Modio, Carole
André, Nicoletta Machiavelli, Ted Carter, Rick Boyd,
José Torres, Aldo Sambrell
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La
Colline des bottes / Trinita va tout casser / La Collina Degli Stivali
Italie 1968
Cat Stevens (Terence Hill) is shot by some
bandits and a circus trupe helps him recover. He needs to get revenge
and avenge the death of a circus performer who helped him recover.
He asks his old buddy Hutch Bessy (Bud Spencer) to help him.
À la fin des années soixante, le western européen
commence à donner quelques signes dépuisement
: les personnages à succès tels Sartana et Django
font des apparitions à répétition, les récits
perdent leur originalité et leur naturel et frôlent
le grotesque. Surgit alors une nouvelle veine qui va à nouveau
doper le genre : le western parodique, dans lequel sillustreront
notamment Enzo Barboni (célèbre pour la série
des Trinità) et Giuseppe Colizzi. Cest à ce
dernier que lon doit la Colline des bottes (rebaptisé
Trinità va tout casser après le succès remporté
par le héros lancé par son collègue). Un aventurier
traqué, Cat Stevens (Terence Hill), trouve refuge dans un
cirque où il est soigné. Lorsque ses poursuivants
abattent le trapéziste, les artistes décident de le
venger et font appel à Hutch Bessy (Bud Spencer). Le principal
trait de génie de Colizzi est davoir constitué
le tandem comique Terence HillBud Spencer, les Laurel et Hardy
du western spaghetti, quil dirigea dans trois films (Dieu
pardonne, moi pas ; les Quatre de lAve Maria et la Colline
des bottes). Jouant sur les contrastes entre le grand dégingandé
fainéant et le petit gros colérique, ce couple burlesque
allait faire revenir le genre aux sommets du box-office.
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R/D : Giuseppe Collizi Sc :
Giuseppe Collizi Ph/C : Marcello Maschiochi
M/Ed : Tatiana Casini Morigi S : Bernardino Fronzetti
Mus : Carlo Rustichelli Déc/AD: Gastone
Carsetti Cos : Marisa Crimi P : Manolo Bolognini
/ San Marco, Chrono Prod. 100 min 35mm / scope
coul/col Cast: Terence Hill, Bud Spencer, Lionel
Stander, Woody Strode, Victor Buono, George Eastman
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Les
colts brillent au soleil
Quanto Costa Morire
Italie / France 1968
Cattle thieves take refuge in (and then
take over) a Colorado mountain town. Retired sheriff Bill Ramson
finally decides to do something about the hostile subjugation. He
and his stepson Tony wage war on Scaife and the outlaws.
Une bande de voleurs de bétail menée
par le cruel Scaife, se réfugie dans un village isolé
de montagne et fait subir souffrances et humiliations à ses
habitants timorés. Seuls Bill Ramson, shérif à
la retraite, et son beau-fils Tony, trouvent le courage de leur
résister. Une uvre âpre où la violence
atteint un rare paroxysme (avec en filigrane des références
au nazisme). Scaife (interprété avec puissance par
Andrea Giordana) est sans conteste lun des personnages les
plus diaboliques du western spaghetti : esclavagiste, tortionnaire,
crapule rusée, il na dégal peut-être
que Tigrero son alter ego du Grand Silence. Les colts brillent au
soleil fait dailleurs plus dune fois penser au chef-duvre
de Corbucci, notamment par son utilisation du décor enneigé
qui renforce encore la cruauté des événements.
Sergio Merolle qui signe ici son unique réalisation sest
illustré par ailleurs en tant que directeur de production
(notamment sur les films engagés de Pontecorvo la Bataille
dAlger et Queimada).
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R/D : Sergio Merolle Sc : Biagio
Proietti Ph/C : Benito Frattari Mus : Francesco
De Masi P : Cine Azimut, Les Films Corona 137
min 35mm / scope F Coul/Col Cast
: Andrea Giordana, John Ireland, Raymond Pellegrin, Betsy
Bell, Bruno Corazzari, Giovanni Petrucci
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Le
Grand Silence
Il Grande Silenzio
Italie / France 1968
Bounty killers led by Loco prey on outlaws
hiding out in the snowbound Utah mountains. After Pauline's husband
becomes Loco's latest victim, she hires a gunman for revenge; Silence,
mute since his throat was cut as a child
Silence, un justicier muet, pourchasse Loco1,
chef dune bande de chasseurs de primes sanguinaires qui terrorisent
lUtah. Considéré unanimement comme lun
des meilleurs westerns européens de tous les temps et comme
luvre la plus aboutie de Sergio Corbucci, un film à
la fois sombre, violent et terriblement humain. Le titre seul témoigne
de la richesse intrinsèque de luvre. En effet,
il réfère à la fois au personnage principal,
surnommé Silence en raison de son handicap, à la quiétude
des paysages hivernaux et à la mort omniprésente.
Un western italien profondément original avec son épilogue
inattendu et dun rare cynisme, mais aussi un décor2
qui tranche avec les habituels déserts arides écrasés
de soleil. Le casting est lui aussi surprenant : le calme Jean-Louis
Trintignant (Silence) y est opposé au sanguin Klaus Kinski
(qui interprète Loco avec toute la démesure quon
lui connaît). Trintignant, rarement associé au western,
trouve dans ce film lun des rôles majeurs de sa carrière
: sa performance est extraordinaire. Sans recourir au langage, il
parvient à communiquer les sentiments de son personnage uniquement
par sa présence physique et son regard. Enfin, on retiendra
la musique insolite dEnnio Morricone, tour à tour stylisée
ou onirique, et surtout la photographie superbe de Silviano Ippoliti.
Lâpre photogénie des montagnes enneigées
renforce en effet latmosphère crépusculaire
de ce merveilleux western.
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R/D : Sergio Corbucci Sc : Sergio
Corbucci, Vittoriano Petrilli, Mario Amendola, Bruno Corbucci
Ph/C : Silvano Ippoliti S : Romano Pampaloni
Mus : Ennio Morricone Déc/AD : Ricardo
Domenici Cos : Enrico Job P : Adelphia Compania
Cinematografica, Les Films Corona (Giovanni A. Giurgola, Marcello
Papaleo) 101 min 35mm F Coul/Col
Cast : Jean-Louis Trintignant, Klaus Kinski, Frank
Wolff, Luigi Pistilli, Mario Brega, Vonetta McGee, Carlo DAngelo
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Il
était une fois dans l'Ouest
C'Era Una Volta Il West
Italie 1969
A desert train station,
somewhere in the West. Three man are waiting for someone to kill.
But the man they wait for, called Harmonica, will be the faster.
He wants to kill Frank, a hired killer who hung his brother.
Un quai de gare désert,
quelque part dans le grand Ouest. Trois hommes, vêtus de longs
manteaux cache-poussière et coiffés de chapeaux à
larges bords. Ils attendent un voyageur pour l'abattre. Mais celui-ci
sera le plus rapide. Son nom de guerre est Harmonica. Flanqué
d'un détenu en cavale, Cheyenne, il se lance sur la piste
de Frank, un tueur à gages qui a autrefois fait pendre son
frère sous ses yeux. Frank est pour l'heure à la solde
d'un exploitant véreux, Morton, prêt à tout
pour élargir son domaine. D'une hécatombe à
l'autre, Harmonica et Frank se livrent une lutte sans merci.
On ne présente plus le film « définitif »
sur l'Ouest de Sergio Leone. À chaque coin de rue (ou de
séquence) se trouve évoqué un classique du
western quand Leone ne joue pas à l'autocitation.
La musique d'Ennio Morricone n'aura jamais été aussi
prenante.
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R/D : Sergio
Leone Sc : Sergio Leone, Sergio Donati d'après
une histoire de/from a story by Sergio Leone, Dario Argento,
Bernardo Bertolucci Ph/C : Tonino Delli Colli
M/Ed : Nino Baragli Mus : Ennio Morricone P
: Fulvio Morsella 170 min 35 mm F
Coul/Col Cast : Henry Fonda, Charles Bronson, Jason
Robards, Claudia Cardinale, Gabriele Ferzetti, Jack Elam
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Vent
dEst
Allemagne / France / Italie
1969
« Voilà ce qui est vraiment
nouveau : ne plus mappeler Godard, mais Godard-Gorin. Il fallait
bien diffuser cette nouvelle, prendre un drapeau, comme tout le
monde, et lagiter. [...] Ce travail, cétait commencer
à sinterroger politiquement sur les images et les sons,
et sur leurs rapports. Cétait ne plus dire : cest
une image juste, mais : cest juste une image. Ne plus dire
: cest un officier nordiste sur un cheval, mais : cest
une image dun cheval et dun officier. Dire cela dans
Vent dEst était particulièrement agressif, car
on se situait sur le terrain principal de ladversaire : le
western, « image » que lOccident impose
et tous les moyens lui sont bons au reste du monde. »
(Jean-Luc Godard, le Monde, 27/4/1972)
[Le groupe Dziga Vertov se compose de Jean-Luc Godard, Jean-Pierre
Gorin, Nathalie Billard et Armand Marco.]
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R/D : Groupe Dziga Vertov Sc
: Jean-Luc Godard, Daniel Cohn-Bendit, Sergio Bazzini
Ph/C : Mario Vulpiani M/Ed : Jean-Luc Godard, Jean-Pierre
Gorin P : Kuntz Films (Berlin), Poli-Film (Rome), Anouchka-Films
(Paris) 100 min 16 mm Eastmancolor
Cast : Gian Maria Volontè, Anne Wiazemsky, Paolo Pozzesi,
Christiana Tullio Altan, Allan Midgette, Daniel Cohn-Bendit,
Georges Götz, Ryck Boyd, Marco Ferreri, Glauber Rocha.
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Compañeros
/ Les Compagnons de la gloire / Vamos a Matar, Compañeros
!
Italie / Allemagne / Espagne
1970-1971
The « Swede » (Franco Nero) arrives
in « Mexican occupied » San Bernardino where he befriends
a young revolutionary, Basco (Tomás Milian). Together they
attempt to rescue a popular political prisoner, Professor Xantos
(Fernando Rey), but Swedes real motivation is the contents
of a safe inside the fortress.
Un parfait exemple de la veine politique
du western spaghetti bénéficiant dune extraordinaire
brochette dacteurs. Un mercenaire suédois (Franco Nero)
poursuivi par son ennemi implacable John (Jack Palance) débarque
à San Bernardino. Il y fait la connaissance de Basco, un
jeune péon révolutionnaire (Tomás Milian).
Ensemble, ils décident de délivrer le professeur Xantos
(Fernando Rey), un prisonnier politique populaire qui détient
la combinaison dun coffre fort contenant une fortune. En réalité,
la seule motivation du Suédois est largent
Troisième
collaboration de Sergio Corbucci et de son acteur fétiche,
Franco Nero (après le populaire Django et le Mercenaire)
Compañeros contient à nouveau les ingrédients
typiques du réalisateur : humour noir ravageur (souligné
par la musique dEnnio Morricone), violence et bien sûr
message politique. Ainsi, par exemple, le personnage de John qui
nourrit son faucon nommé America avec des restes humains
est clairement une allégorie des États-Unis sengraissant
sur le dos du tiers monde !
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R/D : Sergio Corbucci Sc :
Sergio Corbucci, Dino Maiuri, De Rita, Fritz Ebert
Ph/C : Alessandro Ulloa Mus : Ennio Morricone
P : Tritone Filmindustria, Terra Filmkunst, Atlantida Film
(Antonio Morelli) 35 mm / scope F Coul/Col
Cast : Tomás Milian, Franco Nero, Jack Palance,
Iris Berben, Karin Schubert, Fernando Rey, José Bodalo,
Eduardo Fajardo
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Des
brutes dans la ville
Town Called Hell / Town Called Bastards
Italie / Espagne / Angleterre
1971
The Colonel is a bounty hunter who is in
search for a Mexican revolutionary who has since become a priest
and has taken refuge in a city controlled by the bandit Don Carlos.
Meanwhile, Alvira, a beautiful and mysterious woman has arrived
in town with a coffin, supposedly for the body of the man who killed
her husband. She joins forces with the Colonel to find him.
Un chasseur de primes, le Colonel, pourchasse
un ancien révolutionnaire mexicain (devenu prêtre).
Ce dernier sest réfugié dans une petite ville
contrôlée par le bandit Don Carlos. Alvira, une séduisante
veuve, arrive dans la même ville avec pour objectif de venger
le meurtre de son mari. Le Colonel et Alvira décident de
collaborer. Afin de pouvoir surfer sur la vague à succès
du western spaghetti, divers producteurs britanniques investirent
dans des coproductions italo-espagnoles. Benjamin Fisz fut lun
deux. Il proposa son propre scénario à Robert
Parrish, réalisateur américain qui sétait
fait une réputation dans les années cinquante avec
ses films de gangsters (The Mob, The San Francisco Story) et daventures
(Fire Down Below, Purple Plain). En découle un western déconcertant,
servi par une joyeuse bande dacteurs, dont Telly Savalas (remarqué
dans les Douze salopards). Loin des rôles dingénues
qui avaient fait sa gloire (Docteur Jerry et Mister Love avec Jerry
Lewis, Girls girls girls ! aux côtés dElvis Presley),
Stella Stevens campe ici avec aplomb lun des rares rôles
féminins étoffés du western spaghetti.
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R/D : Robert Parrish Sc : Benjamin
Fisz Ph/C : Manuel Berenguer M/Ed : Carmen Alonso,
Bert Bates Mus : Waldo De Los Rios Déc/AD:
Julio Molina, Germán Quejido Cos : Ossie Clark
(I), Alice Pollock, Charles Simminger P : Benmar Films
(Benamin Fisz), Zurbano 35mm coul/col
Cast: Telly Savalas, Robert Shaw, Stella Stevens, Fernando
Rey, Martin Landau, Charlie Bravo, Aldo Sambrell, Cris Huerta
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Une
aventure de Billy le Kid
A Girl Is A Gun
France
1971
Billy the Kid is both
ruthless and blumbling in this impressionistic French-made western.
Ruthless, in that he tracks down a witness to a robbery and kills
him in cold blood. Blumbing, in that he literaly stumbles over things
throughought the film.
Le grand western de
lhistoire du cinéma français. Bien plus quune
simple parodie, cest un hommage irrévérencieux
et pas du tout sérieux aux westerns sur lesquels Luc Moullet
a tant écrit. Jean-Pierre Léaud campe un Billy le
Kid halluciné et époustouflant qui déambule
dans des décors naturels magnifiques. Ce film, jamais sorti
en France, a été distribué en Amérique
du Sud dans une version anglaise et sous le titre inoubliable A
Girl Is A Gun. (Luc Moullet le contrebandier, Dominique Païni,
Cinémathèque française, 1993).
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R/D : Luc Moullet
Sc : Luc Moullet Ph/C : Jean-Jacques Flori,
Jean Gonnet M/Ed : Jean Eustache Mus : Patrice
Moullet P : Moullet & Cie 80 min
Format F Coul/Col N&B/B&W
Cast : Jean-Pierre Léaud, Rachel Kesterber, Jean Valmont,
Kathy Maloney, Bernard Pinon, Michel Minaud, Bruno Kresoja,
Sarah, Luc Moullet
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Les
Aventures galantes de Zorro
Belgique
/ France 1972
A soft-core sex farce
using the Zorro legend as an excuse for countless lusty exploits.
Jean-Michel Dhermay is the dashing and amorous Zorro who stands
up agaunst the tyrannical California governor (Ghislaine Kay). And
lays down against a lot of beautiful women.
Un nanar érotique
représentatif de la vague de westerns lascifs (aux titres
évocateurs tels Orgies au Golden Saloon ou les Sept Partouzards
de lOuest) qui proliféra en France et en Belgique dans
les années soixante-dix. Dans ce contexte, le justicier masqué
au fouet cinglant se transforme en insatiable bête de sexe,
toujours désireuse de porter secours à la veuve et
à lopprimée. Partant dun film de série
B quil avait tourné peu auparavant, Gilbert Roussel
(sous le couvert dun pseudonyme anglophone) sest en
effet amusé à en livrer un caviardiage égrillard.
Lintrigue du film daventures a ainsi été
parsemée dune série de scènes porno «
soft », tournées en Espagne (en cinq jours !). Entre
deux duels ou poursuites, Zorro nous est donc présenté
occupé à sacrifier au repos du guerrier ou à
chevaucher allègrement daguichantes créatures
(parmi lesquelles la star française du porno Alice Arno).
Le résultat est une curiosité cinématographique
à prendre au centième degré et qui ne se targue
daucune ambition artistique. Les Aventures galantes de Zorro
est en effet aux westerns de John Ford ce que le canasson est au
pur-sang.
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R/D : William
Russel [Gilbert Roussel] Sc : Henri Bral de Boitselier
daprès/from Johnston McCulley Ph/C : Johan
J. Vincent M/Ed : Denise de Spigeler, Béatrice
De la Porthe du Theil Mus : Gilbert Gardet Déc/AD
: Andrew Low Cos : Gene Coffin P : Brux International
Pictures (BIP) (Pierre Querut), Marius Lesur
82 min 35 mm F Coul/Col Cast :
Jean-Michel Dhermay, Alice Arno [Marie-France Broquet], Roger
Darton, Evelyne Scott [Evelyne Deher], Evelyne Galou, Christine
Chantrel, Rose Kiekens
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Une raison
pour vivre, une raison pour mourir / Una Ragione Per Vivere E Una
Per Morire
Italie / Espagne / France 1972
Union Colonel Coburn and seven condemned
men attempt to recapture a Missouri fort from brutal Confederate
Major Savalas.
Sous la direction dun colonel nordiste
(James Coburn), un groupe de sept forbans tente dobtenir sa
grâce à travers une mission impossible : se rendre
maître dun fort tombé aux mains dun commandant
sudiste (Telly Savalas). Le canevas à succès des Douze
Salopards, transplanté pendant la guerre de Sécession.
Émule de Sergio Leone (qui le tient pour son meilleur disciple),
Tonino Valerii, na rien à envier au maître en
ce qui concerne les scènes daction qui sont fulgurantes
! Il sest en outre entouré dune équipe
de choix : photographie signée Alejandro Ulloa, chef opérateur
habituel de Sergio Corbucci (Compañeros ; le Mercenaire)
et surtout une formidable brochette dacteurs, familiers du
western spaghetti (dont Bud Spencer et Terence Hill, dans des rôles
graves et musclés fort éloignés des uvres
parodiques dont ils partagent habituellement la vedette)..
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R/D : Tonino Valerii Sc : Tonino
Valerii, Ernesto Gastaldi Ph/C : Alejandro Ulloa
M/Ed : Franklin Boll P : Atlántida Films SA,
Europrodis, Heritage Entertainment Inc., Les Films Corona,
Sancrosiap, Terza 110 min 35 mm scope
F Coul/Col Cast : Telly Savalas, James
Coburn, Bud Spencer, Terence Hill, Georges Géret, José
Suárez, Ralph Goodwin, Guy Ranson
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Mais quest-ce
que je viens foutre au milieu de cette révolution ? / Che
CEntriamo Noi Con La Rivoluzione ?
Italie / Espagne 1973
A corp and a priest are tangled up in a Mexican
revolution.
Un cabot shakespearien en tournée
et un prêtre sont empêtrés, malgré eux,
dans la révolution mexicaine. Cette uvre jubilatoire
évoque par son thème Il était une fois la révolution
(Sergio Leone), dont elle se démarque par un ton beaucoup
plus mordant qui tourne lhéroïsme en ridicule.
Vittorio Gassman, acteur numéro un de la comédie à
litalienne investit (le temps dun unique film) le western
spaghetti et forme avec Paolo Villagio un duo irrésistible.
Sa capacité de passer allègrement du burlesque au
pathétique fait merveille dans ce western qui mêle
tragique, comique et politique. Bourré de clins dil
cinématographiques à Eisenstein, Hitchcock ou Peckinpah,
Quest ce que je viens foutre
est assurément lun
des plus curieux westerns européens réalisés.
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R/D : Sergio Corbucci Sc :
Sergio Corbucci Ph/C : Alejandro Ulloa M/Ed
: Eugenio Alabiso Mus : Ennio Morricone Déc/AD
: Piero Filippone, Santiago Ontañón Cos
: Franco Carretti P : Fair Films Roma, Midega Film
(Mario Cecchi Gori) 103 min 35 mm / scope
F Coul/Col Cast : Vittorio Gassman, Paolo Villaggio,
Leo Anchóriz, José Canalejas, Eduardo Fajardo,
Rossana Yanni, Riccardo Garrone, Victor Israel
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Mon
nom est Personne
Il Mio Nome è Nessuno
Italie / France / Allemagne
1973
Western spoof with Terence Hill as an easygoing
gunman who worships aging Fonda, a gunfighter who wants to retire.
Beauregard (Henry Fonda) en a assez de traîner
sa réputation de « meilleur tireur de lOuest
» et voudrait prendre sa retraite. Sa route croise celle de
Personne (Terence Hill), un admirateur encombrant, qui laidera
à exaucer son souhait et entrera ainsi dans les livres dhistoire.
Produit par Sergio Leone (à qui lon attribue également
lidée originale et la scène douverture
du film), un film autoparodique et crépusculaire. Avec beaucoup
dhumour, Tonino Valerii aborde le conflit des générations,
remet en question la notion de mythe et sinterroge sur le
déclin de lOuest et du western. Le tandem inattendu
Terence HillHenry Fonda fonctionne à merveille. Le
premier reprend le rôle du cow-boy goguenard qui a fait sa
réputation (notamment dans la série des Trinita),
tandis que Fonda samuse à caricaturer son rôle
mythique de Il était une fois dans lOuest. Avec en
prime, lune des compositions les plus populaires dEnnio
Morricone, habile parodie des musiques des frères De Angelis
(On continue de lappeler Trinita).
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R/D : Tonino Valerii Sc : Ernesto
Gastaldi, Fulvio Morsella daprès une idée
de/from an idea by Sergio Leone Ph/C : Armando Nannuzzi,
Giuseppe Ruzzolini M/Ed : Nino Baragli S : Ferdinando
Pescetelli Mus : Ennio Morricone Déc/AD
: Gianni Polidori Cos : Vera Marzot P : Titanus
(Claudio Mancini, Fulvio Morsella) 125 min 35mm
F Coul/Col Cast : Henry Fonda, Terence
Hill, Geoffrey Lewis, R.G. Armstrong, Piero Lulli, Leo Gordon
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Touche pas
à la femme blanche
France / Italie 1973
The famous story of Little Big Horn's battle.
The Sioux, under Sitting Bull's command, have defeated General Custer's
cavalery.
C'est l'histoire, souvent narrée
dans le western, de la fameuse bataille de Little Big Horn où
les Sioux rassemblés sous le commandement unifié de
Sitting Bull ont défait le 70e de cavalerie du général
Custer. De Walsh à Ford, de Siodmark à Penn, le western
a illustré selon des points de vue différents cette
victoire des Indiens où, selon l'idéologie westernienne
majoritaire, ce « massacre » des braves soldats US.
Dans Touche pas à la femme blanche, que réalise Marco
Ferreri en 1973, juste après la Grande Bouffe, tous les protagonistes
du drame sont présents : Custer et Sitting Bull, la cavalerie
et les hordes d'Indiens. Quelques personnages historiques apparaissent
en plus tels Buffalo Bill, une infirmière blanche et des
agents de la CIA... Car nous sommes en 1973, dans le trou des Halles
à Paris, et nos valeureux héros croisent dans les
rues environnantes des voitures, des passants, des motocyclettes...
De Marco Ferreri, il ne fallait pas s'attendre à un western
classique, encore moins à une variation de western, mais
à un objet non identifié mêlant anachronismes
divers (allusion à la Commune de Paris et aux agissements
de la CIA au Chili), burlesque et bande dessinée. Dans cet
ersatz de western, Ferreri passe à la moulinette les figures,
les situations et l'idéologie du genre. Le trait de génie
d'avoir utilisé le trou des Halles associé à
d'incroyables numéros d'acteurs, Mastroianni (Custer), Piccoli
(Buffalo Bill), Tognazzi (le scout indien), Alain Cuny (Sitting
Bull), pour ne citer qu'eux, fait de ce film fou, fou, fou, la démystification
absolue du western.
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R/D : Marco Ferreri Sc : Marco
Ferreri, Rafael Azcona Ph/C : Etienne Becker
Mus : Philippe Sarde P : Mara-Films, les Films 66,
Laser Production, PEA 108 min 35 mm F
Coul/Col Cast : Catherine Deneuve, Marcello
Mastroianni, Michel Piccoli, Philippe Noiret, Ugo Tognazzi,
Alain Cuny
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Keoma
Italie / Espagne 1975
After the civil war, Keoma comes back in
his native city, where is an epidemic. He gives a pregnant women
is protection, and comes into conflict with the local gang.
Après la guerre civile, Keoma revient
dans sa ville natale où règne une épidémie.
Il y prend sous sa protection une femme enceinte, rejetée
par tous, et entre en conflit avec le gang local qui règne
sur les environs. Sur un scénario de lacteur populaire
George Eastman, une nouvelle perle du genre. Un western stylisé
grâce à la mise en scène parfaitement maîtrisée
de Castellari : son recours au montage rapide renforce les moments
de tension, tandis que lusage du ralenti lors des scènes
de fusillades leur confère un côté artistique
qui transcende la violence brute. Castellari évite cependant
le côté artificiel qui peut résulter de cette
figure de style (piège dans lequel tombent la plupart des
innombrables films daction qui usent et abusent
du procédé). Afin de profiter du succès rencontré
par la série des Django, le film sortit dans plusieurs pays
(notamment en Allemagne et aux États-Unis) sous de faux titres
le rapprochant de cette série. Lartifice était
dautant plus aisé que le ton de Keoma était
fort proche de celui du chef-duvre de Corbucci et que
Franco Nero était linterprète principal des
deux films. Ce fut dailleurs un de ses rôles majeurs
(et son dernier western avant Django Strikes Again, treize ans plus
tard). Enfin, lexcellente partition musicale signée
Guido et Maurizio De Angelis (« musique de gémissements
et de tortures ») renforce encore latmosphère
mystique de cette uvre unanimement considérée
comme le chant du cygne du western italien.
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R/D : Enzo G. Castellari Sc
: Luigi Montefiori [George Eastman] Ph/C : Aiace Parolini
M/Ed : Gianfranco Amicucci Mus : Guido De Angelis,
Maurizio De Angelis P : Uranos Cinematografica (Manolo
Bolognini) / Ponchielli 101 min 35 mm
F Coul/Col Cast : Franco Nero, Olga Karlatos,
Woody Strode, William Berger, Orso Maria Guerrini, Donald
OBrien, Ken Wood, Gabriella Giacobbe, Victoria Zinny
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Le vent siffle
sous leurs pieds / Talpuk Alatt Fütyül A Szel
Hongrie 1976
1880's. Farkas Csapó Gyurka escapes
from prison and returns to the plains of Karcag to take revenge
of his denouncers. The shepherds of the plain see him as their protector,
since the administration of the county restricts their space of
life more and more.
Années 1880. Le célèbre
brigand Farkas Csapó Gyurka s'échappe de prison et
retourne dans les plaines du Karcag pour se venger de ceux qui l'ont
dénoncé. Les bergers de la plaine le considèrent
comme leur protecteur, depuis que l'administration du comté
réduit de plus en plus leur espace vital, et que la construction
d'un canal leur donne un avertissement : on n'aura bientôt
plus besoin d'eux dans la plaine. Fils de pauvres gens, devenu officier
de gendarmerie, Balázs Mérges respecte les bergers
et les brigands plus que ses supérieurs et que les gens au
service de qui il est. Mais Matyi Jeles, qui rêve de prendre
la place du brigand, a juré la perte de Gyurka.
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R/D : Szomjas György Sc
: Szomjas György, Péter Zimre Ph/C : Elémer
Ragályi M/Ed : Eva Kármentö
S : Károly Peller Mus : Ferenc Sebö
Déc/AD : Szomjas György Cos : Zsuzsa Vicze
P : Studio Hunnia 95 min 35 mm
F Coul/Col Cast : Ferenc Bessenyei, István
Bujtor, Irén Bordán, István Szilágyi
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Rosszemberek
Les Mauvaises Gens
Hongrie 1979
A bandit's wife make a deal with a judge
to leave her husband free. The couple will help the judge to capture
Jóska Gelencsér, the leader of the husband's gang.
1864. Quinze ans après l'échec
de la guerre d'indépendance, et trois ans avant un accord
signé entre les classes régentes hongroises et la
dynastie des Habsbourg, dans le Sud-Ouest de la Hongrie. Un manoir
est attaqué par le brigand Jóska Gelencsér
et sa bande, tristement connus dans la région. Jusque-là,
ils n'avaient fait que voler. Maintenant, ils tuent aussi. D'abord
pour ce qu'ils croient être de la vengeance, puis par peur
ou par bravoure. Kató, la femme de Soromfai, le bras droit
de Gelencsér, fait un marché avec un juge pour qu'il
laisse son mari libre de rentrer chez lui et de s'occuper de sa
famille. En échange, le couple aidera à la capture
de Jóska Gelencsér.
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R/D : Szomjas György Sc
: Szomjas György, Péter Dobai Ph/C : Mihály
Halász M/Ed : Zsuzsa Kondor S : Károly
Peller Mus : Ferenc Sebo Déc/AD : Pál
Lovas Cos : Fanny Kemenes P : Studio Hunnia
93 min 35 mm F Coul/Col
Cast : Rosic Djoko, János Derzsi, György Dörner,
Mari Kiss, Miklós Benedek
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