>- Le Western européen -)

Page 2 / 2


 

Django de Serfegio Corbucci (Italie / Espagne) 1966 – 94’
Colorado (La Resa dei Conti / Un maudit de plus) de Sergio Sollima (Italie / Espagne) 1967
Face à face / Le Dernier face à face / Il était une fois en Arizona (Faccia a Faccia) de Sergio Sollima (Italie / Espagne) 1967 – 108’
La Colline des bottes / Trinita va tout casser (La Collina Degli Stivali) de Giuseppe Collizi (Italie) 1968 - 100’
Les colts brillent au soleil (Quanto Costa Morire) de Sergio Merolle (Italie / France) 1968 – 137’
Le Grand Silence (Il Grande Silenzio) de S. Corbucci (Italie / France) 1968 – 101’
Il était une fois dans l'Ouest (C'Era Una Volta Il West) de S. Leone (Italie) 1969 – 170’
Vent d’Est de Groupe Dziga Vertov (Allemagne / France / Italie) 1969 – 100’
Compañeros / Les Compagnons de la gloire (Vamos a Matar, Compañeros !) de Sergio Corbucci (Italie / Allemagne / Espagne) 1970-1971
Des brutes dans la ville (Town Called Hell / Town Called Bastards) de Robert Parrish (Italie / Espagne / Angleterre) 1971
Une aventure de Billy le Kid (A Girl Is A Gun) de Luc Moullet (France) 1971 – 80’
Les Aventures galantes de Zorro de William Russel [Gilbert Roussel] (Belgique / France) 1972 – 82’
Une raison pour vivre, une raison pour mourir (Una Ragione Per Vivere E Una Per Morire) de Tonino Valerii (Italie / Espagne / France) 1972 – 110’
Mais qu’est-ce que je viens foutre au milieu de cette révolution ? (Che C’Entriamo Noi Con La Rivoluzione ?) de Sergio Corbucci (Italie / Espagne) 1973 – 103’
Mon nom est Personne (Il Mio Nome è Nessuno) de Tonino Valerii (Italie / France / Allemagne) 1973 – 125’
Touche pas à la femme blanche de Marco Ferreri (France / Italie) 1973 – 108’
Keoma de Enzo G. Castellari (Italie / Espagne) 1975 – 101’
Talpuk Alatt Fütyül A Szel (Le vent siffle sous leurs pieds) de Szomjas György (Hongrie) 1976 – 95’
Rosszemberek (Les Mauvaises Gens) de Szomjas György (Hongrie) 1979 – 93’

WESTERN EUROPEENS - RETOUR A LA PAGE 1 / 2

Django

Italie / Espagne 1966

A lone man walks, behind him he drags a coffin. That man is Django. He rescues a woman from bandits and, later, arrives in a town ravaged by the same bandits. The scene for confrontation is set. But why does he drag that coffin everywhere and who, or what, is in it?

À la frontière du Nouveau-Mexique, un cow-boy vient à la rescousse d’une jeune femme menacée par des bandits. Ils font halte dans une petite ville qui vient de subir un raid de la même bande. Sergio Corbucci est considéré (à raison) comme l’un des maîtres du western italien, aux côtés de Sergio Leone et de Sergio Sollima (avec lesquels il forme le trio des « Trois Sergio » comme on les nomme souvent). Son style qui mêle violence et humour noir en un cocktail explosif, s’adapte merveilleusement bien au western. Corbucci signe d’ailleurs quelques chefs-d’œuvre du genre, parmi lesquels Minnesota Clay, Vamos a Matar Compañeros ! ou encore le Grand Silence. Django constitue la troisième incursion du cinéaste dans l’univers de l’Ouest. Cette œuvre baroque (voire surréaliste), d’une extrême violence, a marqué durablement le genre par une noirceur et une sauvagerie inconnues jusqu’alors. Le succès remporté fut phénoménal. S’ensuivit une série impressionnante d’autres « Django » qui ne parvinrent jamais à égaler l’original. Personnage culte du western spaghetti, Django s’inscrit parfaitement dans la lignée des (anti-) héros des films de Leone. Cynique, brutal, impénétrable et mystérieux (avec son cercueil qu’il trimbale partout), il servira d’inspiration à de nombreuses autres figures du western européen (tels Sabata, Sartana ou Trinita). L’interprétation magistrale de Franco Nero y est pour beaucoup. L’extrême sensibilité de l’acteur lui permet de faire ressentir la souffrance tant physique que morale du personnage. « John Ford avait John Wayne, disait Corbucci. Moi, j’ai Franco Nero. »

 

R/D : Serfegio Corbucci • Sc : Sergio et Bruno Corbucci, Franco Rossetti, José Gutiérrez Maesso, Piero Vivarelli • Ph/C : Enzo Barboni • M/Ed : Nino Baragli, Sergio Montanari • S : Bernardino Fronzetti • Mus : Luis Enriquèz Bacalov • Déc/AD : Carlo Simi • Cos : Marcella De Marchis, Carlo Simi • P : B.R.C. Produzione Film, Tecisa (Manolo Bolognini) • 94 min • 35mm / scope • F • Coul/Col • Cast : Franco Nero, Loredana Nusciak, Eduardo Fajardo, José Bodaló, Angel Alvarez, Jimmy Douglas, Simone Arrag

Colorado
La Resa dei Conti / Un maudit de plus /(
titre alternatif : The Big Gundown)

Italie / Espagne 1967

Texas lawman Jonathan Corbett (Lee Van Cleef) accepts the job of tracking down Cuchillo (Tomás Milian), a Mexican bandit accused of raping and murdering a little girl. The search is long and hard. And it eventually takes Corbett into Mexico, where he reunites with his employer, the senator, and his henchmen.

Jonathan Corbett, un célèbre homme de loi, est engagé par le sénateur Brokston pour tuer le bandit mexicain Cuchillo, recherché pour le viol et le meurtre d’une fillette de douze ans. Corbett ne tarde pas à soupçonner que Cuchillo est innocent, mais qu’il a été inculpé en raison de ses liens avec la révolution mexicaine. Après s’être illustré dans le peplum (en signant notamment la série des Dix gladiateurs), Sergio Sollima réalise ici son premier western. Un coup d’essai magistral puisque le film est souvent considéré comme le meilleur western italien (en dehors des œuvres de Sergio Leone). Sollima confirmera sa réputation en mettant en scène deux autres classiques du genre : Face à face (1967) et Saludos Hombre (1968). La réussite de Colorado tient notamment à la combinaison des talents de quelques noms prestigieux du genre. Lee Van Cleef trouve dans le personnage de Corbett un de ses meilleurs rôles et Tomás Milian (qui interprète Cuchillo) apporte au film une touche d’humour et une énergie picaresques. La musique tour à tour lyrique et envoûtante est signée par le maestro en la matière, Ennio Morricone, et constitue un excellent contrepoint à la mise en scène énergique de Sergio Sollima. Enfin, Colorado constitue aussi un tournant dans l’histoire du western. Par sa dénonciation de la corruption politique et sa prise de position claire en faveur de la révolution (ici mexicaine), il marque en effet la pénétration de l’idéologie politique (de gauche) dans le western. Et ainsi inaugure un véritable sous-genre, le western européen politique. Ce côté idéologique est inséparable de la personnalité de Franco Solinas, auteur du sujet original du film. Ce scénariste « communiste » italien était d’ailleurs célèbre pour sa participation à la Bataille d’Alger, l’audacieux film de Gillo Pontecorvo qui relatait le combat du peuple algérien pour l’indépendance.

 

R/D Sergio Sollima • Sc : Sergio Donati, Sergio Sollima d’après une histoire originale de/from an original story by Franco Solinas, Fernando Morandi • Ph/C : Carlo Carlini • Musique/Music: Ennio Morricone • Production : Produzioni Europee Associate (Alberto Grimaldi) / Producciones Cinematograficas (Tullio Demichelli) • 35mm • F • Coul/Col • Durée 90 min • Cast : Lee Van Cleef, Tomás Milian, Walter Barnes, Gerard Herter, Maria Granada, Robert Camardiel, Fernando Sancho

Face à face / Le Dernier face à face / Il était une fois en Arizona / Faccia a Faccia

Italie / Espagne 1967

Brad Fletcher (Gian Maria Volontè), a former history professor, goes West for health reasons. He meets (and is enamored with) an impetuous outlaw Beauregard Bennet (Tomás Milian) the leader of a notorious gang of bandits. Fletcher and Beauregard team together and become friends. But the friendship causes them to develop into very different things.

Brad Fletcher, un professeur d'université souffrant d’une maladie pulmonaire, se rend à Purgatory City pour se soigner. Pris en otage par le célèbre hors-la-loi, Beauregard Bennet, il est fasciné par la personnalité de ce dernier et s’affirme de plus en plus au sein de la bande. Beauregard, écœuré par sa froide cruauté, finira par l’abattre. Deuxième western de Sergio Sollima (après Colorado) et à nouveau une réussite totale. Au-delà du film d’action, une réflexion pénétrante sur l’association entre la violence et l’intelligence et sur la barbarie latente qui sommeille en chacun de nous. Une sorte de croisement entre les univers de Dostoïevski et de Peckinpah. Sollima avait, il est vrai, réuni tous les ingrédients garantissant le succès : la musique taraudante d’Ennio Morricone, un sujet de Sergio Donati (qui allait devenir célèbre peu après en signant le scénario de Il était une fois l’Ouest et Il était une fois la Révolution) et surtout des acteurs fabuleux. Gian Maria Volontè rend parfaitement crédible la transformation de Brad Fletcher d’inoffensif professeur en monstre sanguinaire. Face à lui, Tomás Milian, comédien d’origine cubaine, dont le jeu exubérant devait le vouer à devenir l’interprète par excellence des révolutionnaires et des brigands anarchistes du western européen.

 

R/D : Sergio Sollima • Sc : Sergio Donati, Sergio Sollima • Ph/C : Raphael Pacheco • M/Ed : Eugenio Alabiso • S : Elio Pacella • Mus : Ennio Morricone • Déc/AD : Carlo Simi • Cos : Franco Antonelli, Carlo Simi • P : Produzioni Europee Associati (Alberto Grimaldi), Arturo González Producciones Cinematográficas SA • 108 min • 35mm / scope • F • Coul/Col • Cast : Gian Maria Volontè, Tomás Milian, William Berger, Jolanda Modio, Carole André, Nicoletta Machiavelli, Ted Carter, Rick Boyd, José Torres, Aldo Sambrell

 

</P>

La Colline des bottes / Trinita va tout casser / La Collina Degli Stivali

Italie 1968

Cat Stevens (Terence Hill) is shot by some bandits and a circus trupe helps him recover. He needs to get revenge and avenge the death of a circus performer who helped him recover. He asks his old buddy Hutch Bessy (Bud Spencer) to help him.
À la fin des années soixante, le western européen commence à donner quelques signes d’épuisement : les personnages à succès tels Sartana et Django font des apparitions à répétition, les récits perdent leur originalité et leur naturel et frôlent le grotesque. Surgit alors une nouvelle veine qui va à nouveau doper le genre : le western parodique, dans lequel s’illustreront notamment Enzo Barboni (célèbre pour la série des Trinità) et Giuseppe Colizzi. C’est à ce dernier que l’on doit la Colline des bottes (rebaptisé Trinità va tout casser après le succès remporté par le héros lancé par son collègue). Un aventurier traqué, Cat Stevens (Terence Hill), trouve refuge dans un cirque où il est soigné. Lorsque ses poursuivants abattent le trapéziste, les artistes décident de le venger et font appel à Hutch Bessy (Bud Spencer). Le principal trait de génie de Colizzi est d’avoir constitué le tandem comique Terence Hill–Bud Spencer, les Laurel et Hardy du western spaghetti, qu’il dirigea dans trois films (Dieu pardonne, moi pas ; les Quatre de l’Ave Maria et la Colline des bottes). Jouant sur les contrastes entre le grand dégingandé fainéant et le petit gros colérique, ce couple burlesque allait faire revenir le genre aux sommets du box-office.

 

 

R/D : Giuseppe Collizi • Sc : Giuseppe Collizi • Ph/C : Marcello Maschiochi • M/Ed : Tatiana Casini Morigi • S : Bernardino Fronzetti • Mus : Carlo Rustichelli • Déc/AD: Gastone Carsetti • Cos : Marisa Crimi • P : Manolo Bolognini / San Marco, Chrono Prod. • 100 min • 35mm / scope • coul/col • Cast: Terence Hill, Bud Spencer, Lionel Stander, Woody Strode, Victor Buono, George Eastman

 

</P>

Les colts brillent au soleil
Quanto Costa Morire

Italie / France 1968

Cattle thieves take refuge in (and then take over) a Colorado mountain town. Retired sheriff Bill Ramson finally decides to do something about the hostile subjugation. He and his stepson Tony wage war on Scaife and the outlaws.

Une bande de voleurs de bétail menée par le cruel Scaife, se réfugie dans un village isolé de montagne et fait subir souffrances et humiliations à ses habitants timorés. Seuls Bill Ramson, shérif à la retraite, et son beau-fils Tony, trouvent le courage de leur résister. Une œuvre âpre où la violence atteint un rare paroxysme (avec en filigrane des références au nazisme). Scaife (interprété avec puissance par Andrea Giordana) est sans conteste l’un des personnages les plus diaboliques du western spaghetti : esclavagiste, tortionnaire, crapule rusée, il n’a d’égal peut-être que Tigrero son alter ego du Grand Silence. Les colts brillent au soleil fait d’ailleurs plus d’une fois penser au chef-d’œuvre de Corbucci, notamment par son utilisation du décor enneigé qui renforce encore la cruauté des événements. Sergio Merolle qui signe ici son unique réalisation s’est illustré par ailleurs en tant que directeur de production (notamment sur les films engagés de Pontecorvo la Bataille d’Alger et Queimada).

 

R/D : Sergio Merolle • Sc : Biagio Proietti • Ph/C : Benito Frattari • Mus : Francesco De Masi • P : Cine Azimut, Les Films Corona • 137 min • 35mm / scope • F • Coul/Col • Cast : Andrea Giordana, John Ireland, Raymond Pellegrin, Betsy Bell, Bruno Corazzari, Giovanni Petrucci

 


Le Grand Silence
Il Grande Silenzio

Italie / France 1968

Bounty killers led by Loco prey on outlaws hiding out in the snowbound Utah mountains. After Pauline's husband becomes Loco's latest victim, she hires a gunman for revenge; Silence, mute since his throat was cut as a child

Silence, un justicier muet, pourchasse Loco1, chef d’une bande de chasseurs de primes sanguinaires qui terrorisent l’Utah. Considéré unanimement comme l’un des meilleurs westerns européens de tous les temps et comme l’œuvre la plus aboutie de Sergio Corbucci, un film à la fois sombre, violent et terriblement humain. Le titre seul témoigne de la richesse intrinsèque de l’œuvre. En effet, il réfère à la fois au personnage principal, surnommé Silence en raison de son handicap, à la quiétude des paysages hivernaux et à la mort omniprésente. Un western italien profondément original avec son épilogue inattendu et d’un rare cynisme, mais aussi un décor2 qui tranche avec les habituels déserts arides écrasés de soleil. Le casting est lui aussi surprenant : le calme Jean-Louis Trintignant (Silence) y est opposé au sanguin Klaus Kinski (qui interprète Loco avec toute la démesure qu’on lui connaît). Trintignant, rarement associé au western, trouve dans ce film l’un des rôles majeurs de sa carrière : sa performance est extraordinaire. Sans recourir au langage, il parvient à communiquer les sentiments de son personnage uniquement par sa présence physique et son regard. Enfin, on retiendra la musique insolite d’Ennio Morricone, tour à tour stylisée ou onirique, et surtout la photographie superbe de Silviano Ippoliti. L’âpre photogénie des montagnes enneigées renforce en effet l’atmosphère crépusculaire de ce merveilleux western.

 

 

R/D : Sergio Corbucci • Sc : Sergio Corbucci, Vittoriano Petrilli, Mario Amendola, Bruno Corbucci • Ph/C : Silvano Ippoliti • S : Romano Pampaloni • Mus : Ennio Morricone • Déc/AD : Ricardo Domenici • Cos : Enrico Job • P : Adelphia Compania Cinematografica, Les Films Corona (Giovanni A. Giurgola, Marcello Papaleo) • 101 min • 35mm • F • Coul/Col • Cast : Jean-Louis Trintignant, Klaus Kinski, Frank Wolff, Luigi Pistilli, Mario Brega, Vonetta McGee, Carlo D’Angelo

 


Il était une fois dans l'Ouest
C'Era Una Volta Il West

Italie 1969

A desert train station, somewhere in the West. Three man are waiting for someone to kill. But the man they wait for, called Harmonica, will be the faster. He wants to kill Frank, a hired killer who hung his brother.

Un quai de gare désert, quelque part dans le grand Ouest. Trois hommes, vêtus de longs manteaux cache-poussière et coiffés de chapeaux à larges bords. Ils attendent un voyageur pour l'abattre. Mais celui-ci sera le plus rapide. Son nom de guerre est Harmonica. Flanqué d'un détenu en cavale, Cheyenne, il se lance sur la piste de Frank, un tueur à gages qui a autrefois fait pendre son frère sous ses yeux. Frank est pour l'heure à la solde d'un exploitant véreux, Morton, prêt à tout pour élargir son domaine. D'une hécatombe à l'autre, Harmonica et Frank se livrent une lutte sans merci.
On ne présente plus le film « définitif » sur l'Ouest de Sergio Leone. À chaque coin de rue (ou de séquence) se trouve évoqué un classique du western – quand Leone ne joue pas à l'autocitation. La musique d'Ennio Morricone n'aura jamais été aussi prenante.

 

R/D : Sergio Leone • Sc : Sergio Leone, Sergio Donati d'après une histoire de/from a story by Sergio Leone, Dario Argento, Bernardo Bertolucci • Ph/C : Tonino Delli Colli • M/Ed : Nino Baragli • Mus : Ennio Morricone • P : Fulvio Morsella • 170 min • 35 mm • F • Coul/Col • Cast : Henry Fonda, Charles Bronson, Jason Robards, Claudia Cardinale, Gabriele Ferzetti, Jack Elam

 


Vent d’Est

Allemagne / France / Italie 1969

« Voilà ce qui est vraiment nouveau : ne plus m’appeler Godard, mais Godard-Gorin. Il fallait bien diffuser cette nouvelle, prendre un drapeau, comme tout le monde, et l’agiter. [...] Ce travail, c’était commencer à s’interroger politiquement sur les images et les sons, et sur leurs rapports. C’était ne plus dire : c’est une image juste, mais : c’est juste une image. Ne plus dire : c’est un officier nordiste sur un cheval, mais : c’est une image d’un cheval et d’un officier. Dire cela dans Vent d’Est était particulièrement agressif, car on se situait sur le terrain principal de l’adversaire : le western, « image » que l’Occident impose – et tous les moyens lui sont bons – au reste du monde. » (Jean-Luc Godard, le Monde, 27/4/1972)
[Le groupe Dziga Vertov se compose de Jean-Luc Godard, Jean-Pierre Gorin, Nathalie Billard et Armand Marco.]

 

R/D : Groupe Dziga Vertov • Sc : Jean-Luc Godard, Daniel Cohn-Bendit, Sergio Bazzini • Ph/C : Mario Vulpiani • M/Ed : Jean-Luc Godard, Jean-Pierre Gorin • P : Kuntz Films (Berlin), Poli-Film (Rome), Anouchka-Films (Paris) • 100 min • 16 mm • Eastmancolor • Cast : Gian Maria Volontè, Anne Wiazemsky, Paolo Pozzesi, Christiana Tullio Altan, Allan Midgette, Daniel Cohn-Bendit, Georges Götz, Ryck Boyd, Marco Ferreri, Glauber Rocha.

 


Compañeros / Les Compagnons de la gloire / Vamos a Matar, Compañeros !

Italie / Allemagne / Espagne 1970-1971

The « Swede » (Franco Nero) arrives in « Mexican occupied » San Bernardino where he befriends a young revolutionary, Basco (Tomás Milian). Together they attempt to rescue a popular political prisoner, Professor Xantos (Fernando Rey), but Swede’s real motivation is the contents of a safe inside the fortress.

Un parfait exemple de la veine politique du western spaghetti bénéficiant d’une extraordinaire brochette d’acteurs. Un mercenaire suédois (Franco Nero) poursuivi par son ennemi implacable John (Jack Palance) débarque à San Bernardino. Il y fait la connaissance de Basco, un jeune péon révolutionnaire (Tomás Milian). Ensemble, ils décident de délivrer le professeur Xantos (Fernando Rey), un prisonnier politique populaire qui détient la combinaison d’un coffre fort contenant une fortune. En réalité, la seule motivation du Suédois est l’argent… Troisième collaboration de Sergio Corbucci et de son acteur fétiche, Franco Nero (après le populaire Django et le Mercenaire) Compañeros contient à nouveau les ingrédients typiques du réalisateur : humour noir ravageur (souligné par la musique d’Ennio Morricone), violence et bien sûr message politique. Ainsi, par exemple, le personnage de John qui nourrit son faucon nommé America avec des restes humains est clairement une allégorie des États-Unis s’engraissant sur le dos du tiers monde !

 

R/D : Sergio Corbucci • Sc : Sergio Corbucci, Dino Maiuri, De Rita, Fritz Ebert • Ph/C : Alessandro Ulloa • Mus : Ennio Morricone • P : Tritone Filmindustria, Terra Filmkunst, Atlantida Film (Antonio Morelli) • 35 mm / scope • F • Coul/Col • Cast : Tomás Milian, Franco Nero, Jack Palance, Iris Berben, Karin Schubert, Fernando Rey, José Bodalo, Eduardo Fajardo

 


Des brutes dans la ville
Town Called Hell / Town Called Bastards

Italie / Espagne / Angleterre 1971

The Colonel is a bounty hunter who is in search for a Mexican revolutionary who has since become a priest and has taken refuge in a city controlled by the bandit Don Carlos. Meanwhile, Alvira, a beautiful and mysterious woman has arrived in town with a coffin, supposedly for the body of the man who killed her husband. She joins forces with the Colonel to find him.

Un chasseur de primes, le Colonel, pourchasse un ancien révolutionnaire mexicain (devenu prêtre). Ce dernier s’est réfugié dans une petite ville contrôlée par le bandit Don Carlos. Alvira, une séduisante veuve, arrive dans la même ville avec pour objectif de venger le meurtre de son mari. Le Colonel et Alvira décident de collaborer. Afin de pouvoir surfer sur la vague à succès du western spaghetti, divers producteurs britanniques investirent dans des coproductions italo-espagnoles. Benjamin Fisz fut l’un d’eux. Il proposa son propre scénario à Robert Parrish, réalisateur américain qui s’était fait une réputation dans les années cinquante avec ses films de gangsters (The Mob, The San Francisco Story) et d’aventures (Fire Down Below, Purple Plain). En découle un western déconcertant, servi par une joyeuse bande d’acteurs, dont Telly Savalas (remarqué dans les Douze salopards). Loin des rôles d’ingénues qui avaient fait sa gloire (Docteur Jerry et Mister Love avec Jerry Lewis, Girls girls girls ! aux côtés d’Elvis Presley), Stella Stevens campe ici avec aplomb l’un des rares rôles féminins étoffés du western spaghetti.

 

R/D : Robert Parrish • Sc : Benjamin Fisz • Ph/C : Manuel Berenguer • M/Ed : Carmen Alonso, Bert Bates • Mus : Waldo De Los Rios • Déc/AD: Julio Molina, Germán Quejido • Cos : Ossie Clark (I), Alice Pollock, Charles Simminger • P : Benmar Films (Benamin Fisz), Zurbano • 35mm • coul/col • Cast: Telly Savalas, Robert Shaw, Stella Stevens, Fernando Rey, Martin Landau, Charlie Bravo, Aldo Sambrell, Cris Huerta

 


Une aventure de Billy le Kid
A Girl Is A Gun

France 1971

Billy the Kid is both ruthless and blumbling in this impressionistic French-made western. Ruthless, in that he tracks down a witness to a robbery and kills him in cold blood. Blumbing, in that he literaly stumbles over things throughought the film.

Le grand western de l’histoire du cinéma français. Bien plus qu’une simple parodie, c’est un hommage irrévérencieux et pas du tout sérieux aux westerns sur lesquels Luc Moullet a tant écrit. Jean-Pierre Léaud campe un Billy le Kid halluciné et époustouflant qui déambule dans des décors naturels magnifiques. Ce film, jamais sorti en France, a été distribué en Amérique du Sud dans une version anglaise et sous le titre inoubliable A Girl Is A Gun. (Luc Moullet le contrebandier, Dominique Païni, Cinémathèque française, 1993).

 

 

R/D : Luc Moullet • Sc : Luc Moullet • Ph/C : Jean-Jacques Flori, Jean Gonnet • M/Ed : Jean Eustache • Mus : Patrice Moullet • P : Moullet & Cie • 80 min • Format • F • Coul/Col • N&B/B&W • Cast : Jean-Pierre Léaud, Rachel Kesterber, Jean Valmont, Kathy Maloney, Bernard Pinon, Michel Minaud, Bruno Kresoja, Sarah, Luc Moullet

 


Les Aventures galantes de Zorro

Belgique / France 1972

A soft-core sex farce using the Zorro legend as an excuse for countless lusty exploits. Jean-Michel Dhermay is the dashing and amorous Zorro who stands up agaunst the tyrannical California governor (Ghislaine Kay). And lays down against a lot of beautiful women.

Un nanar érotique représentatif de la vague de westerns lascifs (aux titres évocateurs tels Orgies au Golden Saloon ou les Sept Partouzards de l’Ouest) qui proliféra en France et en Belgique dans les années soixante-dix. Dans ce contexte, le justicier masqué au fouet cinglant se transforme en insatiable bête de sexe, toujours désireuse de porter secours à la veuve et à l’opprimée. Partant d’un film de série B qu’il avait tourné peu auparavant, Gilbert Roussel (sous le couvert d’un pseudonyme anglophone) s’est en effet amusé à en livrer un caviardiage égrillard. L’intrigue du film d’aventures a ainsi été parsemée d’une série de scènes porno « soft », tournées en Espagne (en cinq jours !). Entre deux duels ou poursuites, Zorro nous est donc présenté occupé à sacrifier au repos du guerrier ou à chevaucher allègrement d’aguichantes créatures (parmi lesquelles la star française du porno Alice Arno). Le résultat est une curiosité cinématographique à prendre au centième degré et qui ne se targue d’aucune ambition artistique. Les Aventures galantes de Zorro est en effet aux westerns de John Ford ce que le canasson est au pur-sang.

 

R/D : William Russel [Gilbert Roussel] • Sc : Henri Bral de Boitselier d’après/from Johnston McCulley • Ph/C : Johan J. Vincent • M/Ed : Denise de Spigeler, Béatrice De la Porthe du Theil • Mus : Gilbert Gardet • Déc/AD : Andrew Low • Cos : Gene Coffin • P : Brux International Pictures (BIP) (Pierre Querut), Marius Lesœur • 82 min • 35 mm • F • Coul/Col • Cast : Jean-Michel Dhermay, Alice Arno [Marie-France Broquet], Roger Darton, Evelyne Scott [Evelyne Deher], Evelyne Galou, Christine Chantrel, Rose Kiekens

 


Une raison pour vivre, une raison pour mourir / Una Ragione Per Vivere E Una Per Morire

Italie / Espagne / France 1972

Union Colonel Coburn and seven condemned men attempt to recapture a Missouri fort from brutal Confederate Major Savalas.

Sous la direction d’un colonel nordiste (James Coburn), un groupe de sept forbans tente d’obtenir sa grâce à travers une mission impossible : se rendre maître d’un fort tombé aux mains d’un commandant sudiste (Telly Savalas). Le canevas à succès des Douze Salopards, transplanté pendant la guerre de Sécession. Émule de Sergio Leone (qui le tient pour son meilleur disciple), Tonino Valerii, n’a rien à envier au maître en ce qui concerne les scènes d’action qui sont fulgurantes ! Il s’est en outre entouré d’une équipe de choix : photographie signée Alejandro Ulloa, chef opérateur habituel de Sergio Corbucci (Compañeros ; le Mercenaire) et surtout une formidable brochette d’acteurs, familiers du western spaghetti (dont Bud Spencer et Terence Hill, dans des rôles graves et musclés fort éloignés des œuvres parodiques dont ils partagent habituellement la vedette)..

 

R/D : Tonino Valerii • Sc : Tonino Valerii, Ernesto Gastaldi • Ph/C : Alejandro Ulloa • M/Ed : Franklin Boll •P : Atlántida Films SA, Europrodis, Heritage Entertainment Inc., Les Films Corona, Sancrosiap, Terza • 110 min • 35 mm • scope • F • Coul/Col • Cast : Telly Savalas, James Coburn, Bud Spencer, Terence Hill, Georges Géret, José Suárez, Ralph Goodwin, Guy Ranson

 


Mais qu’est-ce que je viens foutre au milieu de cette révolution ? / Che C’Entriamo Noi Con La Rivoluzione ?

Italie / Espagne 1973

A corp and a priest are tangled up in a Mexican revolution.

Un cabot shakespearien en tournée et un prêtre sont empêtrés, malgré eux, dans la révolution mexicaine. Cette œuvre jubilatoire évoque par son thème Il était une fois la révolution (Sergio Leone), dont elle se démarque par un ton beaucoup plus mordant qui tourne l’héroïsme en ridicule. Vittorio Gassman, acteur numéro un de la comédie à l’italienne investit (le temps d’un unique film) le western spaghetti et forme avec Paolo Villagio un duo irrésistible. Sa capacité de passer allègrement du burlesque au pathétique fait merveille dans ce western qui mêle tragique, comique et politique. Bourré de clins d’œil cinématographiques à Eisenstein, Hitchcock ou Peckinpah, Qu’est ce que je viens foutre… est assurément l’un des plus curieux westerns européens réalisés.

 

R/D : Sergio Corbucci • Sc : Sergio Corbucci • Ph/C : Alejandro Ulloa • M/Ed : Eugenio Alabiso • Mus : Ennio Morricone • Déc/AD : Piero Filippone, Santiago Ontañón • Cos : Franco Carretti • P : Fair Films Roma, Midega Film (Mario Cecchi Gori) • 103 min • 35 mm / scope • F • Coul/Col • Cast : Vittorio Gassman, Paolo Villaggio, Leo Anchóriz, José Canalejas, Eduardo Fajardo, Rossana Yanni, Riccardo Garrone, Victor Israel

 


Mon nom est Personne
Il Mio Nome è Nessuno

Italie / France / Allemagne 1973

Western spoof with Terence Hill as an easygoing gunman who worships aging Fonda, a gunfighter who wants to retire.

Beauregard (Henry Fonda) en a assez de traîner sa réputation de « meilleur tireur de l’Ouest » et voudrait prendre sa retraite. Sa route croise celle de Personne (Terence Hill), un admirateur encombrant, qui l’aidera à exaucer son souhait et entrera ainsi dans les livres d’histoire. Produit par Sergio Leone (à qui l’on attribue également l’idée originale et la scène d’ouverture du film), un film autoparodique et crépusculaire. Avec beaucoup d’humour, Tonino Valerii aborde le conflit des générations, remet en question la notion de mythe et s’interroge sur le déclin de l’Ouest et du western. Le tandem inattendu Terence Hill–Henry Fonda fonctionne à merveille. Le premier reprend le rôle du cow-boy goguenard qui a fait sa réputation (notamment dans la série des Trinita), tandis que Fonda s’amuse à caricaturer son rôle mythique de Il était une fois dans l’Ouest. Avec en prime, l’une des compositions les plus populaires d’Ennio Morricone, habile parodie des musiques des frères De Angelis (On continue de l’appeler Trinita).

 


R/D : Tonino Valerii • Sc : Ernesto Gastaldi, Fulvio Morsella d’après une idée de/from an idea by Sergio Leone • Ph/C : Armando Nannuzzi, Giuseppe Ruzzolini • M/Ed : Nino Baragli • S : Ferdinando Pescetelli • Mus : Ennio Morricone • Déc/AD : Gianni Polidori • Cos : Vera Marzot • P : Titanus (Claudio Mancini, Fulvio Morsella) • 125 min • 35mm • F • Coul/Col • Cast : Henry Fonda, Terence Hill, Geoffrey Lewis, R.G. Armstrong, Piero Lulli, Leo Gordon

 


Touche pas à la femme blanche

France / Italie 1973

The famous story of Little Big Horn's battle. The Sioux, under Sitting Bull's command, have defeated General Custer's cavalery.

C'est l'histoire, souvent narrée dans le western, de la fameuse bataille de Little Big Horn où les Sioux rassemblés sous le commandement unifié de Sitting Bull ont défait le 70e de cavalerie du général Custer. De Walsh à Ford, de Siodmark à Penn, le western a illustré selon des points de vue différents cette victoire des Indiens où, selon l'idéologie westernienne majoritaire, ce « massacre » des braves soldats US. Dans Touche pas à la femme blanche, que réalise Marco Ferreri en 1973, juste après la Grande Bouffe, tous les protagonistes du drame sont présents : Custer et Sitting Bull, la cavalerie et les hordes d'Indiens. Quelques personnages historiques apparaissent en plus tels Buffalo Bill, une infirmière blanche et des agents de la CIA... Car nous sommes en 1973, dans le trou des Halles à Paris, et nos valeureux héros croisent dans les rues environnantes des voitures, des passants, des motocyclettes... De Marco Ferreri, il ne fallait pas s'attendre à un western classique, encore moins à une variation de western, mais à un objet non identifié mêlant anachronismes divers (allusion à la Commune de Paris et aux agissements de la CIA au Chili), burlesque et bande dessinée. Dans cet ersatz de western, Ferreri passe à la moulinette les figures, les situations et l'idéologie du genre. Le trait de génie d'avoir utilisé le trou des Halles associé à d'incroyables numéros d'acteurs, Mastroianni (Custer), Piccoli (Buffalo Bill), Tognazzi (le scout indien), Alain Cuny (Sitting Bull), pour ne citer qu'eux, fait de ce film fou, fou, fou, la démystification absolue du western.

 

R/D : Marco Ferreri • Sc : Marco Ferreri, Rafael Azcona • Ph/C : Etienne Becker • Mus : Philippe Sarde • P : Mara-Films, les Films 66, Laser Production, PEA • 108 min • 35 mm • F • Coul/Col • Cast : Catherine Deneuve, Marcello Mastroianni, Michel Piccoli, Philippe Noiret, Ugo Tognazzi, Alain Cuny

 


Keoma

Italie / Espagne 1975

After the civil war, Keoma comes back in his native city, where is an epidemic. He gives a pregnant women is protection, and comes into conflict with the local gang.

Après la guerre civile, Keoma revient dans sa ville natale où règne une épidémie. Il y prend sous sa protection une femme enceinte, rejetée par tous, et entre en conflit avec le gang local qui règne sur les environs. Sur un scénario de l’acteur populaire George Eastman, une nouvelle perle du genre. Un western stylisé grâce à la mise en scène parfaitement maîtrisée de Castellari : son recours au montage rapide renforce les moments de tension, tandis que l’usage du ralenti lors des scènes de fusillades leur confère un côté artistique qui transcende la violence brute. Castellari évite cependant le côté artificiel qui peut résulter de cette figure de style (piège dans lequel tombent la plupart des – innombrables – films d’action qui usent et abusent du procédé). Afin de profiter du succès rencontré par la série des Django, le film sortit dans plusieurs pays (notamment en Allemagne et aux États-Unis) sous de faux titres le rapprochant de cette série. L’artifice était d’autant plus aisé que le ton de Keoma était fort proche de celui du chef-d’œuvre de Corbucci et que Franco Nero était l’interprète principal des deux films. Ce fut d’ailleurs un de ses rôles majeurs (et son dernier western avant Django Strikes Again, treize ans plus tard). Enfin, l’excellente partition musicale signée Guido et Maurizio De Angelis (« musique de gémissements et de tortures ») renforce encore l’atmosphère mystique de cette œuvre unanimement considérée comme le chant du cygne du western italien.

 

R/D : Enzo G. Castellari • Sc : Luigi Montefiori [George Eastman] • Ph/C : Aiace Parolini • M/Ed : Gianfranco Amicucci • Mus : Guido De Angelis, Maurizio De Angelis • P : Uranos Cinematografica (Manolo Bolognini) / Ponchielli • 101 min • 35 mm • F • Coul/Col • Cast : Franco Nero, Olga Karlatos, Woody Strode, William Berger, Orso Maria Guerrini, Donald O’Brien, Ken Wood, Gabriella Giacobbe, Victoria Zinny

 


Le vent siffle sous leurs pieds / Talpuk Alatt Fütyül A Szel

Hongrie 1976

1880's. Farkas Csapó Gyurka escapes from prison and returns to the plains of Karcag to take revenge of his denouncers. The shepherds of the plain see him as their protector, since the administration of the county restricts their space of life more and more.

Années 1880. Le célèbre brigand Farkas Csapó Gyurka s'échappe de prison et retourne dans les plaines du Karcag pour se venger de ceux qui l'ont dénoncé. Les bergers de la plaine le considèrent comme leur protecteur, depuis que l'administration du comté réduit de plus en plus leur espace vital, et que la construction d'un canal leur donne un avertissement : on n'aura bientôt plus besoin d'eux dans la plaine. Fils de pauvres gens, devenu officier de gendarmerie, Balázs Mérges respecte les bergers et les brigands plus que ses supérieurs et que les gens au service de qui il est. Mais Matyi Jeles, qui rêve de prendre la place du brigand, a juré la perte de Gyurka.

 

R/D : Szomjas György • Sc : Szomjas György, Péter Zimre • Ph/C : Elémer Ragályi • M/Ed : Eva Kármentö • S : Károly Peller • Mus : Ferenc Sebö • Déc/AD : Szomjas György • Cos : Zsuzsa Vicze • P : Studio Hunnia • 95 min • 35 mm • F • Coul/Col • Cast : Ferenc Bessenyei, István Bujtor, Irén Bordán, István Szilágyi

 


Rosszemberek
Les Mauvaises Gens
Hongrie 1979

A bandit's wife make a deal with a judge to leave her husband free. The couple will help the judge to capture Jóska Gelencsér, the leader of the husband's gang.

1864. Quinze ans après l'échec de la guerre d'indépendance, et trois ans avant un accord signé entre les classes régentes hongroises et la dynastie des Habsbourg, dans le Sud-Ouest de la Hongrie. Un manoir est attaqué par le brigand Jóska Gelencsér et sa bande, tristement connus dans la région. Jusque-là, ils n'avaient fait que voler. Maintenant, ils tuent aussi. D'abord pour ce qu'ils croient être de la vengeance, puis par peur ou par bravoure. Kató, la femme de Soromfai, le bras droit de Gelencsér, fait un marché avec un juge pour qu'il laisse son mari libre de rentrer chez lui et de s'occuper de sa famille. En échange, le couple aidera à la capture de Jóska Gelencsér.

R/D : Szomjas György • Sc : Szomjas György, Péter Dobai • Ph/C : Mihály Halász • M/Ed : Zsuzsa Kondor • S : Károly Peller • Mus : Ferenc Sebo • Déc/AD : Pál Lovas • Cos : Fanny Kemenes • P : Studio Hunnia • 93 min • 35 mm • F • Coul/Col • Cast : Rosic Djoko, János Derzsi, György Dörner, Mari Kiss, Miklós Benedek

 


WESTERN EUROPEENS

RETOUR A LA PAGE 1 / 2